Amityville, la maison du diable

- Advertisement -


La maison hantée la plus connue du monde


Suite au succès des nombreux livres et films au sujet de cet endroit, il est justifié de vouloir connaître les éléments entourant cette mystérieuse demeure située au 112 Ocean Avenue, dans le quartier aisé d’Amityville (Long Island), une banlieue de New York. Construite en 1928, cette maison de style colonial est au coeur d’une macabre histoire qui la fera connaître comme étant « La maison du Diable ». Vous découvrirez sur cette page ma petite recherche sur cette réputée maison hantée. Elle présente principalement les événements entourant le massacre de la famille DeFeo et les étranges incidents qui ont poussé les nouveaux propriétaires à abandonner leur maison seulement 28 jours après y avoir aménagé.


La maison du 112 Ocean Avenue

La famille DeFoe


Avant la nuit tragique durant laquelle ils furent sauvagement abattus par l’un des leurs, les DeFeos étaient des gens normaux qui aimaient la vie. Les membres de la famille DeFeo étaient Ronald sr. et Louise DeFeo, les deux parents ainsi que leurs cinq enfants: Ronald Jr., Dawn, Allison, Mark et John. Ronald DeFeo Jr., le seul survivant et l’auteur du massacre, a été accusé de six condamnations à perpétuité dans la Prison de Greenhaven. Quelques années auparavant, les DeFeos vivaient dans un appartement de Brooklyn, proche du lieu de travail de M. DeFeo. Ils étaient enchantés d’avoir emménagé à Amityville, surtout pour la maison, car ils avaient maintenant deux étages et demi ainsi qu’un sous-sol. Comme un emblème de leur nouvelle vie, un signe avait été ajouté au jardin devant la maison où il est inscrit, « HAUTS ESPOIRS » (traduction mot à mot).

Ronald DeFeo sr, fils de Rocco DeFeo, est directeur général de La « Brigante-Karl Buick Concession » sur l’île Coney, Brooklyn. Il aime beaucoup ses enfants et les a élevés avec tendresse et amour. Cependant, selon les dires de Ronald Jr., son père était un homme violent et le frappait encore, bien qu’il soit adulte. Il affirmait aussi que son père avait plusieurs amis plutôt louches, des gens avec un passé criminel. Un incident est survenu le jour avant les meurtres : Ronald sr. et Ronald Jr. ont été vu dans l’embouchure du sous-sol. Ronald Jr. est parti avec une lèvre ensanglantée. En général, Ronald DeFeo sr. était un homme bon qui aimait sa famille et sa vie. Le jour de son meurtre, M. DeFeo devait aller au travail et emmener son fils, Mark, chez le docteur. Ce dernier s’était blessé en jouant au football.

Louise DeFeo est la fille de Michael Brigante. Il n’y a pas beaucoup d’information de disponible au sujet de Mme Defeo. Ronald DeFeo Jr. a accusé sa mère d’être infidèle à M. DeFeo, mais cette affirmation n’aurait pas de fondement réellement connu.

D’après ses amis, Allison DeFeo était une fille tranquille. Chaque fois que Ronald DeFeo Jr. élevait la voix dans la maison, elle fermait sa porte de chambre pour ne pas entendre les disputes entre Ronald Sr. et Ronald Jr. Elle passait son été dans la piscine avec ses amis. Elle était âgée de treize ans lors de son assassinat.

John DeFeo avait sept ans lors de son décès. Il a été décrit comme un petit garçon gentil par les amis d’Allison. Le jour avant les meurtres, John DeFeo et son ami se sont assis sur le pas de son sous-sol et ont regardés secrètement Ronald sr. et Ronald Jr. se disputer. Ronald Jr. est parti avec une lèvre ensanglantée.

Il n’y a pas beaucoup d’informations au sujet de Mark DeFeo, à part que le jour de son meurtre, M. DeFeo était supposé emmener Mark chez le docteur pour une blessure survenu au football. Pendant sa saison de football, Mark DeFeo avait eu une blessure sérieuse exigeant l’usage temporaire de béquilles et d’une fauteuil roulant. Il fut abattu à l’âge de douze ans.

Dawn DeFeo a dix-huit ans lors du meurtre. D’après Ronald DeFeo Jr., il y avait plusieurs discussions au sujet de la musique qu’elle écoutait. Il paraît que son frère n’aimait pas les musiciens noirs populaires à cette époque. D’après lui, sa soeur l’a aidé à rester sur probation en lui donnant un échantillon de son urine, ce qui a permis à Ronald DeFeo Jr. de réussir ses tests antidrogue. En ce temps-là, Ronald Jr. était un utilisateur occasionnel d’héroïne.

Shaggy était le chien de berger de la famille. Ronald DeFeo Jr. le détestait passionnément et avait comploté plusieurs fois pour le tuer. La seule raison pourquoi laquelle il ne l’avait toujours pas fait était que son père l’avait prévenu que peu importe ce qui arriverait au chien, cela passerait sur son dos. Pendant les meurtres, Shaggy n’a pas arrêté de japper. Quelques jours après les meurtres, il fut adopté par un ami de la famille.


Le massacre de la famille Defeo

La famille DeFeo et la maison d'Amityville


Mercredi 13 novembre 1974 vers 3 h du matin, Ronald DeFeo Junior finit de regarder un film appelé Castle Keep. Il prend son fusil de 35 mm et assassine son père, sa mère, ses deux frères et deux soeurs pendant qu’ils dorment dans leurs lits. Certains sont tués dans leur sommeil, d’autres auront le temps de se réveiller avant leur assassinat :

• Ronald Senior reçoit 2 balles dans le dos. Entrées par le cou, elles traversent ses reins et sa colonne vertébrale. Le coroner indique que la victime a essayé de se déplacer vers le haut avant de mourir. Il a survécu de quelques secondes à quelques minutes avant de succomber à ses blessures.

• Louise reçoit elle aussi 2 balles : une entre et sort par son poignet gauche. La 2e détruit son poumon, son diaphragme, sa cage thoracique et son foie. Elle se dirige vers la porte et meurt 10 minutes après la fusillade.

• Mark et John reçoivent des tirs à bout portant (moins de 4 cm). Les balles pénètrent le coeur, les poumons, le diaphragme et le foie de chaque victime. La moelle épinière de John est touchée sévèrement.

• Allison est réveillée et a le temps de voir la muselière du pistolet avant de recevoir la balle en pleine tête. La balle est sortie, a frappé le mur et a rebondi par terre.

• Dawn a reçu une balle à bout portant également (moins de 6 cm) dans le bas de son cou. La balle est sortie par l’oreille gauche.


Arrestation et enquête policière


La police croit que les voisins n’ont rien entendu, car la maison agissait comme un château fort et aurait assourdi le son. De plus, le chien DeFeo aboyait bruyamment pendant tout le temps des meurtres. Pourtant, durant les tests fait par les enquêteurs, la détonation d’une telle arme pouvait être entendue jusqu’à cinq paté de maison plus loin. Fait inusité, la seule chose qui fut entendu, par un des voisins, est les aboiements du chien.

Les DeFeo croyaient très probablement que Ronald DeFeo Jr. regardait encore Castle Keep, une émission particulièrement violente et pleine de tirs bruyants. Il écoutait la télévision très fort, ce qui pourrait expliquer pourquoi les enfants ne se sont pas réveillés. Les parents furent les premiers à être assassinés et les enfants n’avaient aucune raison d’être alarmés parce qu’ils dormaient dans leur maison, dans leurs lits.

La famille DeFeo et la maison d'Amityville
La maison du 112 Ocean Avenue

Vers 18h30, la porte de Henry’s Bar s’ouvrit brusquement. Ronald DeFeo Jr entra en trombe et cria de façon hystérique : « Vous devez m’aider ! Je crois que mes parents ont été tués ! » Six hommes le suivirent dans une camionnette tandis que Ronald fonçait vers la maison à toute vitesse dans sa propre voiture, ignorant leurs avertissements de ralentir. Arrivé sur les lieux, Ronald courut vers la porte d’entrée. L’un des hommes lui cria de faire attention, car quelqu’un pourrait encore se trouver à l’intérieur. Le jeune homme répondit : « Ça m’est égal ! »

L’intérieur de la maison était calme, le seul bruit environnant était les aboiements du chien, attaché à l’extérieur parce qu’il n’était pas encore propre. Les hommes se ruèrent à l’étage vers la chambre des adultes, une odeur de mort lourde dans l’air ambiant…

Les hommes se ruèrent à l’étage vers la chambre des adultes, une odeur de mort lourde dans l’air ambiant. En allumant la lumière, ils stoppèrent net devant le massacre. Sur le lit reflété dans le miroir en face, Ronald DeFeo sr gisait sur le ventre, une blessure par balle visible dans le dos. Sa femme, Louise, était partiellement recouverte d’une couverture orange, ses blessures cachées des regards.

La famille DeFeo et la maison d'Amityville
La police évacue les corps de la famille DeFeo

Malgré ses nombreuses déclarations contradictoires, Ronald jr admit plusieurs fois avoir eu deux amis et sa sœur Dawn pour complices. L’un de ses amis ayant fui après les meurtres, mais ils auraient été trois pour abattre tout le monde. Cependant, Ronald nie avoir quoi que ce soit à faire avec le meurtre des trois enfants, accusant Dawn des faits. Une autre version de ses faits il disait entendre des voix qui lui ordonnait de tuer sa famille (il croyait que ces voix étaient celles de Dieu). Ronald jr n’était pas un enfant de choeur, il avait subi les moqueries de ses camarades de classe dans sa jeunesse et s’en était évadé grâce à la consommation de drogues. Deux semaines avant les meurtres, il y aurait eu une altercation entre le père et le fils concernant une fraude camouflée en vol que Ronald Jr aurait commis avec la firme de son père. Ronald sr aurait alors dit à son fils « Tu portes le Diable en toi ! » Ronald lui répondit : « Espèce de gros porc, je te tuerai ! » avant de s’en aller en voiture.

La famille DeFeo et la maison d'Amityville
Ronald DeFeo Jr., menottes aux poings

Les autopsies ont révélé que les DeFeos n’ont pas été drogués au dîner et il a été prouvé que Mme DeFeo et Allison se sont réveillées. Ronald DeFeo Jr. déclarera durant son interrogatoire que Dawn s’était réveillée et lui a demandé quel était le problème. Il lui a dit de se recoucher, ce qu’elle a fait, et c’est alors qu’il l’a abattue. Il est dur de dire si ce qu’il raconte est vrai, car il a créé beaucoup de versions différentes des meurtres pendant l’interrogatoire de la police.

À la demande de l’avocat de la défense, William Weber, une enquête a lieu dans la maison afin d’y trouver une quelconque puissance capable d’avoir influencé le meurtrier. Sans doute renseigné par des spécialistes en parapsychologie, il soupçonne l’existence de champs électromagnétiques dus à des vices de forme ou à des forces telluriques avoisinantes susceptibles de saturer l’environnement en ondes nuisibles à l’équilibre des cellules et à la santé mentale de son client. Cette thèse du champ parapsychologique est avancée par un certain Hans Holzer pour justifier pourquoi aucun des membres de la famille DeFeo n’a été alerté par les coups de feu. Il inhibe les sons et affecte la perception du bruit. Mais de là à entendre des voix d’outre-tombe…

L’affaire est classée par les scientifiques qui refusent d’y voir autre chose qu’une folie meurtrière. La maison étant « tâchée de sang », elle reste inoccupée pendant plusieurs mois malgré son prix attractif : « Quartier résidentiel d’Amityville. Villa style colonial hollandais, 6 chambres à coucher, 1 grand salon, 1 grande salle à manger, une véranda fermée, 3 ½ salles de bains, sous-sol fini, garage 2 voitures, piscine chauffée, et grand hangar à bateaux. Prix demandé : 80.000 dollars ».


Les nouveaux habitants de la maison du diable


Était-elle vraiment hantée ? C’est ce que se demandent encore les gens. Bien que les propriétaires suivants n’aient pas été gênés par des incidents inhabituels, les Lutz, eux, déménageront au bout de 28 jours, chassés par des « événements surnaturels », sous forme d’activités poltergeist et d’apparitions démoniaques. S’agissait-il réellement d’une histoire vraie ? Certains affirment aujourd’hui que toute l’affaire n’était qu’un canular, une escroquerie perpétrée par les Lutz pour gagner de l’argent. Ceux qui croient à l’histoire disent au contraire que la thèse du canular n’a été élaborée que dans le but de décourager les hordes de curieux qui, après la sortie du livre (1977) et du film (1979), sont venus en masse à Amityville pour jeter un coup d’œil sur l’attraction locale : la désormais célèbre « maison du diable ».

En dépit de la controverse, c’est une histoire effectivement terrible qui est à l’origine des affirmations selon lesquelles la maison d’Océan Avenue serait hantée. N’ayant pas réussi à convaincre les jurés qu’il avait obéi à l’injonction de voix lui intimant l’ordre de tuer, DeFeo est déclaré responsable de ses actes; inculpé d’homicide sous 6 chefs d’accusations, il est condamné à 25 ans de prison pour chacun d’entre eux. Après cet épisode sanglant, la grande maison d’Océan Avenue est mise en vente à un prix dérisoire. George Lutz, propriétaire d’une compagnie de géomètres qui bat de l’aile, visite la propriété avec sa femme Kathy. Malgré le passé macabre de la grande demeure, ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s’en portent acquéreurs.

Les Lutz emménagent avec leurs 3 enfants le 18 décembre 1975. Une de leurs premières actions est de demander à un prêtre de venir bénir la maison. Au cours de la bénédiction, le prêtre dit entendre une voix, forte, semblant venir de nulle part, lui disant simplement : « Allez-vous-en ! ». Rapportés par les Lutz eux-mêmes dans une interview qu’ils ont accordée à la télévision History Channel dans le cadre de deux reportages consacrés à la légende d’Amityville, les phénomènes envahissent peu à peu leur quotidien.
Ils constatent d’énormes variations de température, la présence de l’odeur écœurante d’un vieux parfum, la formation de taches noires à certains endroits et l’apparition de nuées de mouches malgré la saison hivernale.

George Lutz est tiré de son sommeil chaque nuit vers 3h15. Cauchemar ou réminiscence du massacre des DeFeo qui eut lieu à cette heure ?

Enfin, Mélissa, la cadette, évoque à plusieurs reprises de la présence d’une « amie » du nom de Jodie qui se manifeste à elle en lui assurant qu’elle « resterait toujours dans la maison ». Imagination infantile ou expression du démon ?

Le temps fort de ces manifestations reste la découverte dans la cave d’un réduit qui ne figure sur aucun plan. Même le chien de la famille, un labrador noir du nom de Harry, refuse d’approcher cette pièce malodorante aux murs peints en rouge…

Un lion de céramique de plus de 1 m de haut se met à bouger tout seul. On trouve des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces mènent tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon Anson, une force au-delà de celle d’un être humain. Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la maison de leurs rêves était en fait un endroit cauchemardesque hanté par des démons maléfiques.

Kathy Lutz est la première à être véritablement terrorisée par les entités qui hantent la maison. Des bras invisibles l’enlacent; des êtres tentent de la posséder. Toute fuite étant impossible, écrivait Anson, elle avait l’impression qu’elle allait mourir. Plus tard, des marques rouges très douloureuses apparurent sur sa peau, comme si elle avait été frappée à coup de tisonnier brûlant.

À la même période, George Lutz vit à son tour des événements étranges. Il entend une fanfare défiler dans la maison, avec le bruit des bottes et le son d’instruments à vent. Il ne voit rien, mais retrouva les tables, les fauteuils et le canapé poussés contre les murs du salon, comme pour laisser le passage à la cohorte endiablée. Par-dessus le marché, les Lutz affirment avoir eu plusieurs fois la visite d’êtres démoniaques. Ces entités se manifestent sous des formes très variées : immense silhouette encapuchonnée de blanc, démon cornu ou encore cochon diabolique aux yeux ardents.


Trop c’est trop


Puis, l’événement le plus extraordinaire, la goutte d’eau qui fit déborder le vase, a lieu une nuit de début janvier 1976. Cette nuit-là, George n’arrive pas à trouver le sommeil, et après avoir décidé de sortir boire un verre, il se tourna vers sa femme pour la prévenir. À sa grande stupéfaction, elle ne se trouvait plus à ses côtés ; il leva les yeux : elle lévitait dans les airs ! Plus horrible encore : lorsqu’il la tira par la manche pour la faire redescendre dans son lit, elle se rida et pris un instant l’apparence d’une vieille femme hideuse. Après 28 jours dans leur nouvelle demeure, ils quittèrent donc la maison, en pleine nuit, laissant tous leurs biens derrière eux.

L’histoire d’Amityville allait être la source d’inspiration de nombreux auteurs de livres d’horreur dans les années 1980s. La plupart se réclament de la pure fiction, mais quelques-uns prétendent raconter la «vraie» histoire. Toutefois, dans leur grande majorité, les spécialistes du paranormal affirment qu’il n’y a jamais eu d’histoire «vraie». Selon eux, l’affaire des Lutz serait une pure fiction d’un bout à l’autre.


Manipulation


Bien qu’on ne mette pas en doute la sincérité des Lutz, leur première narration des événements était beaucoup moins impressionnante : ils y parlaient de sentiments et de sensations plus que de phénomènes physiques. De plus, on s’aperçut plus tard que l’avocat de Ronald DeFeo, William Weber, avait basé sa défense en appel sur la culpabilité du diable pour faire acquitter son client. Weber reconnut même qu’il avait aidé les Lutz à faire de leur histoire une histoire à sensation, pour prouver que n’importe qui vivant dans la maison d’Amityville pouvait subir l’influence de forces surnaturelles.

Malgré les preuves écrasantes en faveur d’une supercherie, Ed et Lorraine Warren, de la Société pour la recherche psychique de Nouvelle-Angleterre, soutiennent que le récit des Lutz est authentique. Ils ont enquêté dans la maison avec un groupe de chercheurs après que les Lutz l’eurent abandonné; ils furent remplis d’un sentiment d’horreur absolue en explorant la propriété. Quand Ed Warren descendit à la cave, il dit avoir vu des milliers de points lumineux, ainsi que des formes sombres qui essayèrent de le précipiter à terre. Et quand Lorraine Warren, qui est médium, tenta d’entrer en communication directe avec les êtres hantant la maison, un membre de l’équipe s’évanouit, deux eurent des palpitations et un autre se sentit tellement mal qu’on dut le faire sortir d’urgence de la maison.

Pour les Warren, le « mal » associé à la maison est bien antérieur à la tuerie perpétrée par DeFeo. D’après leurs investigations, le terrain sur lequel est bâtie la maison fut autrefois un site de détention utilisé par les Indiens Montauketts, premiers colons de la région, pour garder leurs malades mentaux. Selon leurs croyances, les maladies mentales étaient attribuées à l’action du démon. Plus tard, un sorcier de Salem du nom de John Ketcham, chassé du Massachusetts au 17e siècle, vint y trouver refuge pour rendre un culte au Diable. Or, un corps a été exhumé au début du 20e siècle à l’emplacement de la propriété. Le cadavre de John Ketcham ou celui d’un chef indien ? Quel qu’il soit, la force qui se manifeste à Amityville lui serait attribuée ! Les esprits inhumains se délectent d’une telle souffrance, affirment les Warren; ils infestent les tombes de ceux qui n’ont pas été enterrés en terre consacrée.

On ne saura probablement jamais ce qui s’est passé au 112 Ocean Avenue. Les Cromarty, qui ont emménagé juste après les Lutz, affirment qu’aucun phénomène bizarre ne s’est produit. Ils ont même intenté un procès aux Lutz parce qu’ils étaient assaillis de curieux réclamant des visites guidées. Ils sont parvenus à un règlement à l’amiable… Ce montant n’a pas été dévoilé.

Cette photo très populaire ci-haut aurait été prise par un ami de la famille Lutz. Il est impossible de savoir si la déclaration des Warren au sujet de cette image est vraie, cependant, la ressemblance entre les photos des enfants Defeo est surprenante… et un peu morbide.

Supercherie ? Peut-être bien, mais véridique ou pas, l’histoire de la maison d’Amityville n’a pas fini d’intéresser les amateurs de paranormal. L’histoire entourant cette maison hantée est devenue l’un des plus médiatisée au monde et à fait l’objet de nombreuses réalisations cinématographiques, tel que « Amityville, la maison du diable (1979) » ou « Amityville 2 – Le possédé (1982) », tel que présenté sur par ce critique de cinéma d’horreur et fantastique.


David Magny © Dark-Stories.com – Lundi 30 octobre 2006
Dernières modifications – 14 février 2013. Merci à Cathou pour la correction !

Advertisement

spot_img

Le miracle de West...

L'improbable explosion qui ne fit aucune victime Nous sommes à...

La jeune fille abandonnée

La sinistre histoire entourant les hurlements des falaises de...

Le vaisseau fantôme de...

La légende d'un bateau fantôme de la Gaspésie Au Cap-d'Espoir,...

La Gougou

La terrible ogresse de l'île Bonaventure La Gougou (ou Gouhou-Gouhou)...

L’étrange cas de Niccolo...

Le plus grand violoniste de tous les temps Niccolo Paganini...

La légende du Rocher...

L'intriguante histoire du rocher de L'Islet-sur-Mer À L'Islet-sur-Mer, charmant petit...

Le miracle de West End Baptist Church

L'improbable explosion qui ne fit aucune victime Nous sommes à Béatrice, une petite ville du Nébraska , le 1er mars 1950. La petite chorale du...

La jeune fille abandonnée

La sinistre histoire entourant les hurlements des falaises de Caplan   Dans les environs de Caplan, il ne manque pas de gens qui prétendent entendre, au...

Le vaisseau fantôme de Cap-d’Espoir

La légende d'un bateau fantôme de la Gaspésie Au Cap-d'Espoir, c'est un vaisseau fantôme qui, au moins une fois par année, visite cette partie du...

La Gougou

La terrible ogresse de l'île Bonaventure La Gougou (ou Gouhou-Gouhou) est une ogresse terrifiante au coeur d'une légende micmaque très ancienne. Dans la culture populaire,...

L’étrange cas de Niccolo Paganini

Le plus grand violoniste de tous les temps Niccolo Paganini était un grand virtuose du violon, lui seul pouvait faire rendre des sons étonnants à...

La légende du Rocher Panet

L'intriguante histoire du rocher de L'Islet-sur-Mer À L'Islet-sur-Mer, charmant petit village de la région Chaudière-Appalaches situé sur la rive sud du St-Laurent existent plusieurs légendes....

Tokyo 24-ku

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba, the critically acclaimed series written and illustrated by Koyoharu Gotouge is coming this winter 2022 with a second season...

Gensou Sangokushi: Tengen Reishinki

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba, the critically acclaimed series written and illustrated by Koyoharu Gotouge is coming this winter 2022 with a second season...

Baraou no Souretsu

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba, the critically acclaimed series written and illustrated by Koyoharu Gotouge is coming this winter 2022 with a second season...