Willem Barents : Prisonniers des glaces

L’histoire vraie de l’hivernage tragique qui a condamné l’équipage de Barents dans les glaces de la Nouvelle‑Zemble.

Mer de Kara, Nouvelle-Zemble, 9 septembre 1871.

Le capitaine norvégien Elling Carlsen ajuste sa lunette de visée depuis la passerelle du Solide, son sloop de pêche. À bord du navire, l’ambiance est à la fatigue. Depuis des semaines, l’équipage traque la baleine et la morue dans ces eaux noires et hostiles de l’Arctique. C’est un travail harassant, routinier, où la seule préoccupation des hommes est de ramener suffisamment de graisse pour rentabiliser la saison.

Mais ce matin-là, alors que le sloop longe la côte désolée de la Nouvelle-Zemble, le regard de Carlsen s’arrête sur une anomalie.

A travers la brume côtière, sur une rive balayée par les vents glaciaux, se dresse une forme qui n’a rien de naturel. Les falaises de pierre et les amoncellements de banquise cèdent la place, à un endroit précis, à une structure géométrique grise et anguleuse. Une cabane.

Intrigué par cette présence humaine dans un désert aussi impitoyable, Carlsen ordonne de mettre une chaloupe à l’eau. Pour ces marins, l’explication la plus rationnelle est celle d’un naufrage récent. Ils s’attendent à trouver des survivants affamés ou, plus probablement, des cadavres fraîchement gelés.

Mais voilà que lorsqu’ils posent le pied sur la grève de galets gris, un silence anormal les enveloppe. Pas un cri d’oiseau. Seul le clapotis de l’eau noire contre les glaces résiduelles perturbe l’atmosphère.

La bâtisse est une structure rudimentaire faite de lourds rondins de bois, visiblement taillés à la main il y a des siècles. Le temps et le poids immense des neiges hivernales ont fini par avoir raison du toit, qui s’est effondré vers l’intérieur, laissant les ruines en partie à ciel ouvert et à la merci des pilleurs de passage. Malgré ce désastre, les murs de rondins tiennent bon, ancrés dans le sol gelé.Carlsen s’approche de l’entrée partiellement obstruée par les débris. Il se faufile à l’intérieur.

Dans cet espace exposé aux éléments, l’air est glacial, d’une immobilité presque sacrée. L’équipage pénètre dans un sanctuaire où le temps s’est arrêté net.

De prime abord, ce sont les détails du quotidien qui frappent le capitaine. Malgré l’effondrement du toit, des objets d’une autre époque gisent au sol, épargnés par le gel. Des couchettes en bois brut s’alignent le long des parois, vides et glacées. Au milieu des débris, une grande horloge hollandaise en cuivre est arrêtée sur une heure oubliée. Des outils rouillés, des morceaux de vêtements raidis par le froid, des restes de vaisselle en étain et des armes anciennes jonchent la terre gelée.

Les marins norvégiens, habitués aux rudesses de la mer mais profondément superstitieux, n’osent plus faire un geste. L’étrangeté de la situation crée un malaise palpable. Il n’y a aucun reste humain. Pas un os, pas une sépulture de fortune aux alentours. La cabane est habitée par le vide.

Le mystère reste alors entier pour Carlsen : qui a construit ce refuge de rondins ? Et comment ont-ils pu disparaître sans laisser de trace ?

Il faudra attendre cinq ans de plus, en 1876, pour que l’aventurier britannique Charles Gardiner ne fouille à son tour les ruines de la cabane et ne découvre, dissimulé dans un étui à poudre métallique, le précieux manuscrit laissé par Willem Barents. Les morceaux du puzzle s’assemblent enfin. 1-2-3

C’est ici que nous remontons à la source du mystère, vers le navigateur qui a donné son nom à cette mer impitoyable et qui y a érigé ce refuge de fortune : l’obstiné Willem Barents.

L’obstination fatale de Willem Barents

La mer de Barents, dans l’océan Arctique, est l’une des régions les plus hostiles et dangereuses de la planète. Naviguer dans ces eaux noires n’est pas seulement un défi contre les icebergs ; c’est une lutte physique contre un froid si intense qu’il rend le moindre travail sur le pont d’une pénibilité extrême. L’air y est si glacé qu’il brûle les yeux des vigies et fige la brume en une barrière opaque. Ici, la moindre erreur ne pardonne pas : l’imprudent qui oserait poser sa main nue sur le bastingage métallique y laisserait instantanément la paume de sa peau, collée par le gel. Cette mer de cauchemar porte aujourd’hui le nom de l’obstiné navigateur hollandais Willem Barents, qui osa la défier il y a un peu plus de 400 ans.

Tout commence au printemps de l’année 1596, lorsque de riches marchands hollandais chargent Barents de trouver le légendaire passage du Nord-Est vers les Indes. L’expédition quitte la Hollande avec deux navires. Le second est sous les ordres du capitaine Jan Rijp. Le voyage se déroule sans encombre majeur jusqu’au Spitzberg, où une immense muraille de banquise se dresse devant eux, bloquant définitivement la route du Nord.

Barents, fort d’une expérience précédente, ordonne de contourner l’obstacle par l’Est. Mais Rijp refuse de le suivre dans ce qu’il considère comme un piège mortel, préférant rebrousser chemin vers des eaux plus sûres au Sud.

Seul et entêté, le navire amiral de Willem Barents s’enfonce alors dans un labyrinthe de glace. Le silence de mort qui règne sur l’océan est soudain brisé, le 26 août 1596, par un gémissement de bois et de métal qui fait vibrer toute la coque. Le piège vient de se refermer. La banquise encercle le navire et l’immobilise dans une étreinte d’acier. À ce moment précis, les marins comprennent que leur capitaine a commis une erreur fatale, les condamnant à affronter l’innommable : un hivernage forcé au-delà du cercle polaire, là où aucun équipage européen n’avait jamais survécu.4


La cabane des condamnés

Pour survivre à la nuit polaire qui s’annonce, il faut un abri. À ce stade, les rôles sont clairs : Willem Barents est le navigateur visionnaire qui a mené l’expédition jusqu’ici, mais une fois sur la terre ferme c’est le capitaine Jacob van Heemskerck, marin robuste et chef naturel de l’équipage, qui prend les décisions vitales.

Sous son commandement, les hommes n’ont d’autre choix que de démanteler une partie de leur navire prisonnier pour en récupérer le bois. Sur cette terre désolée, ils érigent une cabane de rondins — un refuge de fortune arraché à la banquise — qui deviendra leur unique rempart contre la mort blanche.

Illustration de l'abris ayant servi lors de l'hivernage forcé de Willem Barents en 1596.
Hivernage forcé dans la cabane de fortune « Het Behouden Huys ». Au cœur de la nuit polaire, l’équipage tente de survivre au froid extrême. – Référence / Crédit : Reconstitution artistique fidèlement inspirée des croquis originaux de Gerrit de Veer (1598).
Illustration générée par IA pour Dark-Stories.com

Le froid qui s’abat sur eux dépasse tout ce que l’esprit humain peut concevoir. L’air est si glacial que leurs couvertures gèlent pendant la nuit, raides comme des planches. Pour ne pas mourir de froid dans leur sommeil, les hommes dorment serrés les uns contre les autres, glissant des pierres chauffées dans leurs couvertures comme ultime rempart contre la mort — au risque de se brûler les jambes ou d’enflammer les tissus, détail que Gerrit de Veer rapporte sans détour.

Mais le froid n’est pas le seul danger qui menace la cabane. Attirés par les odeurs du campement, les ours polaires rôdent autour de l’abri, jusqu’à y poser leurs griffes. L’un d’eux parvient même à passer la tête par une ouverture, cherchant à s’introduire dans la cabane, scène terrifiante consignée dans le journal de bord. Les marins entendent le bois craquer sous leur poids, et parfois leurs pas lourds résonner sur le toit, comme si la bête cherchait une entrée.

La peur est d’autant plus vive que les hommes n’ont rien oublié de leur précédente expédition près de l’île de Vaygach : là-bas, un ours avait saisi l’un des leurs, l’avait tué et dévoré sur place, avant de revenir plus tard pour finir le corps, tandis qu’un second marin, grièvement blessé, n’avait dû sa survie qu’à une fuite désespérée. Chaque bruit contre la cloison ravive ce traumatisme.

Dans cette obscurité permanente, la défense s’organise malgré l’épuisement. À travers les fentes du bois, les arquebuses crachent leur feu. Plusieurs ours sont abattus, leurs corps massifs s’effondrant dans la neige. La menace devient alors une ressource : les hommes découpent la chair pour compléter leurs rations, et font fondre la graisse pour alimenter leurs lampes, seule source de lumière et de chaleur capable de maintenir un semblant de vie au cœur de l’hiver — même lorsque la viande commence à tourner ou que la graisse dégage une odeur rance.5

Le quotidien devient une lutte macabre pour la survie. Ils font fondre la neige pour boire et traquent le renard polaire pour se nourrir. Mais le scorbut s’invite dans la cabane : les corps s’affaiblissent, les dents se déchaussent et tombent parfois en une seule nuit, les gencives s’infectent, les jambes enflent, et certains marins, hagards, semblent vivants sans l’être vraiment. Les esprits vacillent : De Veer rapporte des hallucinations, des voix entendues dans la nuit, des silhouettes imaginaires dans la pénombre. Durant ce long tunnel d’obscurité, deux hommes succombent, et faute de pouvoir creuser une tombe dans le sol gelé, leurs corps sont déposés dehors, figés dans la neige, retrouvés intacts des semaines plus tard. 6

Illustration d'un navire d'exploration bloqué dans la banquise arctique lors de l'expédition de Willem Barents en 1596.
Le calvaire des marins de Barents sur la banquise hostile, luttant pour récupérer les matériaux de leur navire sous l’œil menaçant des ours blancs. – Référence / Crédit : Reconstitution artistique fidèlement inspirée de la gravure historique de l’expédition de 1596 selon les croquis originaux de Gerrit de Veer (1598). Illustration générée par IA pour Dark-Stories.com.

La fuite désespérée

En juin 1597, après dix mois d’un enfer blanc, le soleil revient enfin. Mais le constat est terrible : leur navire est complètement broyé, inutilisable. S’ils restent ici, ils mourront tous.

Affaiblis, à bout de forces, les survivants chargent deux petites chaloupes de sauvetage non pontées. C’est une véritable mission suicide. Avant de pousser les embarcations à l’eau, Barents, qui se sait mourant, demande à voir une dernière fois la carte du passage du Nord-Est, comme pour vérifier une ultime fois la route qu’il n’a jamais trouvée. Les yeux fixés sur ces lignes tracées à l’encre, il rédige ensuite une lettre d’adieu détaillant leur calvaire. Il la roule et la glisse dans un étui à poudre en cuivre qu’il abandonne dans la cheminée de la cabane. Un message d’outre-tombe pour la postérité.

Le 20 juin 1597, alors que les chaloupes naviguent péniblement entre les blocs de glace, Willem Barents rend son dernier soupir. L’ironie est totale : l’expédition vient de perdre l’homme capable de les guider à travers cet océan de cauchemar. 7

Illustration de la mort de Willem Barents, sur la banquise arctique lors de l'expédition de 1596.
Le dernier souffle de Willem Barents au cœur de l’enfer blanc, soutenu par ses hommes au milieu des débris de leur campement glacé. – Référence / Crédit : Reconstitution artistique fidèlement inspirée du célèbre tableau historique de Christiaan Portman (1836), La mort de Willem Barents. Veuillez noter que le nombre de personnages présents (17) n’est pas historiquement exact, car seuls 12 membres d’équipage ont survécu à cet hivernage légendaire. Illustration générée par IA pour Dark-Stories.com.

Le sauvetage inespéré

Privés de leur chef, les marins se résignent à quitter la cabane et à s’en remettre à la mer. Commence alors une dérive héroïque de près de 2 500 kilomètres, à la force des rames, dans deux frêles embarcations. Ils avancent comme des ombres, ballotés par les vents du Nord, luttant contre des tempêtes qui menacent à chaque instant de les engloutir. Lorsque la mer se referme en plaques de glace, ils n’ont d’autre choix que de hisser les barques sur la banquise coupante, tirant le bois à mains nues, les doigts fendus par le froid, les pieds en sang — et parfois les mains gelées collées aux outils qu’ils doivent arracher en laissant la peau derrière eux.

Les ours polaires ne disparaissent pas avec l’hivernage. Sur la côte de la Nouvelle‑Zemble, l’un d’eux surgit encore, immense, affamé, forçant les hommes à se défendre pour ne pas finir comme leur compagnon de Vaygach. La bête est abattue, mais l’équipage n’a plus la force de s’en réjouir : chaque rencontre avec ces colosses n’est qu’un rappel brutal de leur fragilité.

Les jours se succèdent dans une lente agonie. Ils manquent de vivres, manquent de sommeil, manquent de tout. De Veer raconte qu’ils furent parfois contraints de « tirer leurs bateaux sur la glace » pour échapper à la dérive, avançant comme des condamnés dans un paysage où rien ne vit, sinon le vent et la faim.

Puis, contre toute logique, le miracle survient. Presque moribonds, les marins croisent enfin des pêcheurs russes. Ces hommes, surpris de voir surgir des Hollandais dans un tel état, leur offrent du pain, du poisson, et un peu de chaleur humaine. Ce geste simple, presque banal, sauve l’équipage.

Leur calvaire s’achève au port de Kola. Là, une vision irréelle les attend : amarré au quai, intact, se trouve le navire de Jan Rijp, le capitaine prudent qui avait refusé de suivre Barents un an plus tôt. Le destin, cruel et ironique, les ramène à lui. C’est à bord de son navire que les douze survivants regagneront Amsterdam, portant avec eux le récit de cette tragédie polaire.

Un récit que le monde oubliera, jusqu’au jour où, 274 ans plus tard, un capitaine norvégien poussera la porte d’une cabane de rondins perdue dans les glaces — et découvrira, figés dans le silence, les vestiges de cet hiver maudit.8

Questions Fréquentes

Qui était Willem Barents ?

Willem Barents (vers 1550–1597) était un navigateur, cartographe et explorateur hollandais. Il est célèbre pour ses trois expéditions dans l’Arctique à la recherche du passage du Nord-Est vers l’Asie, menant à la découverte du Svalbard et à l’hivernage tragique de 1596.

Quel était l’objectif de l’expédition de Willem Barents en 1596 ?

L’objectif principal était de trouver une route maritime commerciale à travers le passage du Nord-Est (au nord de la Russie) afin de rejoindre la Chine et les Indes orientales sans croiser les navires espagnols et portugais hostiles.

Pourquoi l’équipage a-t-il dû hiverner à la Nouvelle-Zemble ?

En août 1596, le navire de Barents s’est retrouvé totalement emprisonné par les glaces dérivantes au nord-est de la Nouvelle-Zemble. Devant l’impossibilité de libérer le bâtiment avant l’hiver polar, l’équipage a été contraint de s’installer sur cette terre déserte pour survivre.

Qu’est-ce que la cabane « Het Behouden Huys » ?

Het Behouden Huys (« La Maison Sécurisée » ou « Le Refuge de Fortune ») est la cabane en bois construite par l’équipage de Barents à l’automne 1596. Érigée à partir de bois flotté et de planches démontées de leur navire, elle leur a permis de s’abriter durant le rude hiver arctique.

Comment l’équipage de Barents a-t-il survécu au froid et aux attaques d’ours ?

Les marins ont chassé des renards arctiques pour se nourrir et confectionner des vêtements chauds, ainsi que des ours polaires dont ils utilisaient la graisse pour alimenter leurs lampes. Ils chauffaient des pierres au feu pour les placer au fond de leurs couchettes.

Willem Barents a-t-il survécu à l’hivernage de 1596-1597 ?

Non. Bien qu’il ait survécu à la nuit polaire dans la cabane, Willem Barents est mort de maladie et d’épuisement le 20 juin 1597, quelques jours seulement après que l’équipage a pris la fuite à bord de deux chaloupes ouvertes.

Comment les survivants ont-ils réussi à s’échapper de la Nouvelle-Zemble ?

Le navire principal étant détruit par les glaces, les 13 survivants ont quitté la Nouvelle-Zemble le 13 juin 1597 à bord de deux petites chaloupes non pontées. Ils ont navigué sur plus de 2 000 kilomètres le long des côtes glacées jusqu’à la péninsule de Kola, où ils ont été secourus.

Quand et comment la cabane de Barents a-t-elle été redécouverte ?

La cabane Het Behouden Huys a été redécouverte intacte en 1871, soit 274 ans plus tard, par le capitaine baleinier norvégien Elling Carlsen. Il y a retrouvé de nombreux objets du quotidien conservés par le gel (outils, livres, horloge, ustensiles).

Qu’a découvert Willem Barents lors de ses voyages ?

Au cours de ses expéditions arctiques, Willem Barents a cartographié une grande partie de la mer de Barents (qui porte son nom en son hommage) et a officiellement découvert l’archipel du Svalbard (Spitzberg) en juin 1596.

Comment connaissons-nous le récit détaillé de cette expédition ?

Le récit précis provient du journal de bord tenu par Gerrit de Veer, l’un des membres de l’équipage survivants. Publié en 1598 avec des gravures historiques, ce témoignage est devenu l’un des premiers grands récits d’exploration arctique de l’histoire.

Quelles maladies ont frappé l’équipage pendant l’hivernage ?

Le scorbut a ravagé les marins : perte des dents, gencives infectées, jambes enflées, faiblesse extrême et hallucinations. Deux hommes sont morts de cette maladie avant la fin de l’hiver.

Quels dangers les ours polaires ont-ils représenté pour l’équipage ?

Les ours ont tenté d’entrer dans la cabane, ont attaqué les marins et ont tué un membre de l’équipage lors d’une expédition précédente. Plusieurs ont dû être abattus pour protéger le campement.

Comment les marins ont-ils géré les morts dans la cabane ?

Incapables de creuser une tombe dans le sol gelé, les survivants ont dû déposer les corps dehors, dans la neige, où ils sont restés intacts pendant des semaines.

Pourquoi Jan Rijp a-t-il refusé de suivre Willem Barents ?

Jan Rijp estimait que contourner la banquise par l’est était trop dangereux et condamnait l’expédition. Il a préféré rebrousser chemin, choix qui lui a probablement sauvé la vie.

Qu’a-t-on retrouvé dans la cabane en 1871 ?

Le capitaine Elling Carlsen a découvert la cabane intacte, contenant des objets figés par le gel : outils, livres, ustensiles, vêtements, une horloge et même des restes de repas.

Combien de marins ont survécu à l’expédition ?

Sur les 17 membres de l’équipage, seuls 12 ont survécu à l’hivernage et à la dérive en chaloupes jusqu’au port de Kola.

Références

  1. Hurst, Janet. Squire Gardiner Goes to Sea. Goring Gap Local History Society, Goring-on-Thames, UK. Consulté dans : Squire Gardiner goes to sea ; Goring Gap History.
  2. De Jonge, J.K.J., & Van Campen, S.R. Nova Zembla (1596–1597). The Barents Relics: Recovered in the Summer of 1876 by Charles L.W. Gardiner, Esq., and Presented to the Dutch Government. London: Trübner, 1877.
  3. De Veer, Gerrit. The Three Voyages of William Barentz to the Arctic Regions (1594, 1595, 1596). Hakluyt Society, London, 1876.
  4. De Veer, Gerrit. The Three Voyages of William Barentz to the Arctic Regions (1594, 1595, 1596). Hakluyt Society, London, 1876.
  5. De Veer, Gerrit. The Three Voyages of William Barentz to the Arctic Regions (1594, 1595, 1596). Hakluyt Society, London, 1876.
  6. Stranges stories, amazing facts ( Sélection du Reader’s Digest ) 1979
  7. De Veer, Gerrit. The Three Voyages of William Barentz to the Arctic Regions (1594, 1595, 1596). Hakluyt Society, London, 1876.
  8. Koolemans Beynen, J. The Voyage of Willem Barentsz to the Arctic Regions (1596–1597). Royal Dutch Geographical Society, Amsterdam, 1876.

Pour lire la traduction française d’époque des récits de Gerrit de Veer, vous pouvez consulter le PDF numérisé disponible sur Internet Archive.

NB. Pendant plus de vingt ans, ce texte a affirmé que des baleiniers norvégiens avaient découvert la cabane de Barents en 1871 et retrouvé la lettre qu’il aurait laissée avant de quitter la Nouvelle‑Zemble. Cette version, très répandue dans les ouvrages populaires, est en réalité inexacte. Cette information se trouve dans le livre Stranges stories, amazing facts ( Sélection du Reader’s Digest ) 1979 et était considérée comme factuelle par plusieurs sources.

Mes révisions récentes (juillet 2026), appuyées sur les sources primaires, montrent que la cabane et l’étui à poudre contenant la note signée par Barents et le capitaine Jacob van Heemskerck ont été retrouvés cinq ans plus tard, en 1876, par l’explorateur britannique Charles L. W. Gardiner, lors d’une expédition à bord du yacht Glow‑worm. Cette correction repose sur les écrits du survivant Gerrit de Veer (1598) et sur le rapport officiel publié en 1877 par De Jonge & Van Campen, qui documentent précisément la découverte des reliques.

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