Le Hollandais volant

Le plus connu de tous les vaisseaux fantômes



 

Le Hollandais volant, aussi connu sous les noms de "Voltigeur hollandais" ou "The Flying Dutchman" est sans nul doute le plus connu de tous les vaisseaux fantômes. Le mystère entourant sa disparition et la mort de son équipage n'a d'égal que celui entourant ses très nombreuses apparitions. Le Hollandais volant est donc le personnage central d'une quantité impressionnante de légendes maritimes. Issu d'une rumeur qui circulait dans les Caraïbes aux premiers temps de la flibuste , il était supposé être le revenant d'un capitaine de fortune, qui, avec un équipage d' ectoplasmes à bord de son vaisseau fantôme , attaquait par traîtrise les navires sur toutes les mers du globe.

 


« The Flying Dutchman » par Albert Pinkham Ryder vers 1896



Une brume de chaleur flottait sur les eaux bleues de l'Océan Indien. C'est par une chaude journée de mars 1939. Sur la plage de Glencairn, Afrique du Sud, une soixantaine de personnes profitaient du soleil.

Brusquement, un superbe voilier surgit de la brume. Il portait toute sa voile, c'était un des navires qui assuraient autrefois le service des Indes orientales, et qu'on avait vus dans ces eaux depuis très longtemps. Les premiers qui l'avaient remarqué alertèrent les autres. Bientôt, tout le monde fut debout, on se rassembla, tout excité, près des vagues, et tout le monde spéculait sur ce que pouvait être cette étrange apparition.


Selon un journal le lendemain, « l'étrange navire, avec toutes ses voiles portant plein, et ceci, bien qu'il n'y eût à ce moment-là le moindre souffle de vent, semblait faire route vers Muizenberg ».    


 
Dans l'Annuaire britannique d'Afrique du Sud, édition de 1939, on peut lire le récit suivant:

« Comme mené par une force mystérieuse, le bateau suivait son cap sans dévier, tandis que, tirées de leur léthargie, les personnes présentes sur la plage de Glencairn restaient debout à le contempler tout en discutant avec excitation. Comment expliquer l'apparition de ce vaisseau qui allait vraisemblablement s'échouer quelque part dans les sables de Strandfontein. À l'instant même où l'excitation était à son compte, le bateau fantôme s'évanouit dans les airs aussi mystérieusement qu'il était venu. »

Dans les jours qui suivirent l'apparition du vaisseau fantôme, on formula bien des hypothèses. On prétendait, par exemple, que les témoins avaient été victimes d'hallucinations, qu'ils avaient été le jouet d'un mirage. Des anomalies dans la réfraction des rayons lumineux à travers l'atmosphère avaient reproduit devant eux l'image d'un navire qui naviguait à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Mais comme le soulignèrent les témoins, ce genre de coque, large et haute à l'avant, rabaissé à l'arrière, et le gréement lui-même pouvaient difficilement appartenir à un bateau moderne: c'était là, sans aucun doute, un bateau marchand du XVIIe siècle.



Une des témoins déclara:

« Laissez dire aux sceptiques ce qu'ils veulent, ce bateau n'était autre que le Hollandais volant. »

La légende du bateau fantôme circule depuis des siècles.

Selon d'anciennes chroniques datant de 1680, un capitaine hollandais du nom de Hendrick Van der Decken, partit d'Amsterdam et fit voile vers le comptoir des Indes orientales néerlandaises établies à Batavia. Le capitaine était un homme courageux, voire intrépide. Les scrupules ne l'étouffaient point, mais c'était un excellent marin.

Tout ce passa bien jusqu'au moment où, non loin du cap de Bonne Espérance, un puissant coup de vent déchiqueta les voiles et détruit le gouvernail. Les jours et les semaines passèrent, durant lesquelles le navire dériva, en proie à la houle et un vent violent qui l'empêchait de passer le Cap. Selon la légende, ces échecs rendirent Van der Decken de plus en plus furieux. Profitant de la situation dramatique du capitaine, le diable lui apparut en rêve. Ce matin-là, il lui souffla l'idée de lancer à Dieu le défi de l'empêcher de doubler le Cap. C'est ainsi que dans un excès de rage, le Hollandais suivit le conseil de Satan.

Hors de lui, il fit cet effroyable serment, et cria, de façon à couvrir les fracas de la tempête:

« Ma route étant tracée et ma course décidée, je défie la puissance de Dieu de les entraver. Et même le Suppôt de l'Enfer n'éveillera pas ma frayeur, dussé-je naviguer jusqu'au jour du jugement. »



On ignore qui rapporta ces paroles, mais selon la légende le capitaine dut promptement châtier. L'ange du seigneur condamna Van der Decken à errer sur les mers jusqu'à ce que la trompette du jugement dernier vienne déchirer les cieux.

Le navire finira par sombrer, l'équipage par mourir: Le hollandais lui, tiendra la barre jusqu'à la fin des temps. Van der Decken et son bateau n'atteignirent jamais Batavia. Depuis cette année, on l'aurait pourtant aperçu d'innombrables fois. Et le malheur, disait-on, ne tardait pas à s'abattre sur les navires qui l'avaient croisé.

La dernière apparition du navire-fantôme remonte à 1942, 4 personnes l'auraient virent un navire ancien, correspondant à la description du Hollandais volant, s'engager dans Table Bay, avant de disparaître derrière l'île de Robben.





Sources :

Stranges stories, amazing facts ( Sélection du Reader's Digest ) 1979

 

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