Les monstres peuplant nos océans

Saviez-vous que 95% des profondeurs océaniques n'ont jamais été explorés ?


 

 

L’homme a toujours redouté que les vastes mers et océans l'entourant soient peuplés de créatures étranges et inconnues, souvent titanesques, qui pouvaient protéger ou mettre en danger la vie des marins. Plusieurs récits d’époque relatent des faits surprenants et même si ces observations ont été faites par des gens crédules, qui croyaient que les profondeurs étaient habitées par une panoplie de monstres plus étranges les uns que les autres, certains des témoignages restent quand même insolites.


Cet article traite des cas suivants:

Le calamar géant: un mythe devenu réalité
Le monstre de St-Augustine
Coelacanthe et requin grande-gueule
La mystérieuse carcasse du Zuiyo Maru
L'étrange mastodonte d'Ataka
La carcasse de Tecoluta

 

Le calamar géant : un mythe devenu réalité


Prenons pour exemple les nombreuses observations de kraken (ou craken), une immense créature, que certains navigateurs confondaient même avec une île, qui ressemblerait à une pieuvre cornue et était réputée pour être capable d’attaquer les plus grands navires. De nombreux écrits scandinaves, dont certains remontent à l’an 1000, relatent les activités de monstres énormes dans les mers nordiques. Le terrible monstre Scylla dépeint dans « L’odyssée » de Homère, au VIIIe ou IXe siècle, comme étant une curieuse pieuvre qui, malgré les nombreux membres humains la composant, ressemble en tout point au poulpe géant dans sa façon de chasser les proies, mais possède les tentacules en forme de dents de scie, comme les calamars géants. Nous savons maintenant que les légendes au sujet des krakens sont basées sur des observations faites de calamars géants, soit, sur des faits réels.

 

Attaque de calmar géant            La légende de Scylla

 


Les premiers indices scientifiques et reconnus de son existence remontent à 1847 et furent recueillis par un zoologue danois, Johan Japetus Steenstrup. Ce dernier, qui défendait la théorie de l’existence de cette créature, recueillit un pharynx et un bec d’un calamar géant. En 1857, le calamar géant reçoit un nom scientifique, Architeuthisdux, mais son existence est vivement contestée par les sceptiques de l’époque. Il fallut attendre, en 1861, qu'un groupe de pêcheur en aperçoive un et tente de l’attraper. Ils échouèrent, mais réussirent à récupérer un bout de queue. Après 1870, de nombreuses preuves s’échouèrent sur les plages de Terre-Neuve et du Labrador (Canada) et firent qu’il n’était plus possible de contester l’existence de tels monstres.


Pendant longtemps, un des plus grands calamars géants jamais retrouvés a été repêché à Thimble Tickle, à Terre-Neuve, le 2 novembre 1878. Deux pêcheurs avaient réussi à capturer un magnifique spécimen de 16,50 mètres de longueur. Ils en firent du pâté pour chien, après l’avoir présenté à un prêtre et avoir écrit à un journal de Boston. Mais il ne fait aucun doute qu’il existe des calamars beaucoup plus grands que celui de Thimble Tickle. En effet, des traces retrouvées sur des cachalots (ces baleines et les calamars géants se livrent quelquefois combat) nous permettent d’estimer que certains spécimens mesurent plus de 36 mètres de longueur.

 

 

 

Un calamar géant de 8 mètres de long a été filmé à 900 mètres de profondeur dans les eaux de l'Océan Pacifique. Après avoir passé 400 heures durant plus de 100 missions sous-marines, l'équipage de la chaîne Japonaise NHK a réussi, pour la première fois, à filmer cette créature mystérieuse. Le calmar avait été repéré le 10 Juillet 2012, à une profondeur approximative de 630 mètres, à 1000 kilomètres au sud de Tokyo.

 


Le monstre de St-Augustine


Deux jeunes garçons découvrirent, à la fin du mois de novembre 1896, une immense carcasse, en putréfaction avancée, près de St-Augustine, en Floride. Le Dr DeWitt Webb, un naturaliste amateur de la région, examina la dépouille du mystérieux animal. La taille du plus gros fragment de corps retrouvé était de 7 mètres de long et 5,50 m de largueur. Des morceaux de tentacules retrouvés mesuraient jusqu’à 10 mètres de long. Selon les calculs du professeur A. Verrill, qui examina aussi les restes de la créature, les tentacules de la créature devaient mesurer, à l’origine, entre 22 et 30 mètres. Cependant, il se rétracta et déclara que la créature était, en fait, que le nez et le crâne d’une baleine en décomposition.

 

Le monstre de Saint Augustine


L’histoire tomba donc dans l’oubli jusqu’en 1957. Forrest Glen, un biologiste de Floride compare des prélèvements du monstre de St-Augustine avec des échantillons cellulaires de baleine et de calamar géant. Il n’y trouve aucune correspondance. Après avoir comparé le monstre inconnu avec plusieurs autres échantillons, il en vint à la conclusion que l’étrange animal était une immense pieuvre, encore inconnue, beaucoup plus grande que toutes les autres espèces de pieuvres connues.



Coelancanthe et le requin grande-gueule

 

Le Coelancanthe



L'image ci-dessus présente un pêcheur du Mozambique ayant capturé un coelacanthe, une espèce considérée comme disparue depuis 70 millions d’années. C’est en 1938 que, pour la première fois, un de ces poissons fût répertorié et que les scientifiques durent se rendre à l’évidence que ce poisson était encore bel et bien présent dans nos cours d’eau.

 

Ce type de découverte est chose rare, mais loin d'être impossible. Plusieurs espèces d'animaux furent découvertes au cours du dernier siècle. Notons le gorille et le panda, qui furent découverts, par les Occidentaux, au début du 20e siècle. Certes, il est de moins en moins probable que des espèces terrestres soient découvertes, mais qu'en est-il des créatures vivantes dans les profondeurs des fosses abyssales ?
 
Le fait qu'une petite chauve-souris, de la taille d'un bourdon, ait échappé à la science n'a rien d'extraordinaire, mais qu'en est-il des créatures plus imposantes ?
 
Bien que la technologie s’améliore et que certains animaux comme le calamar géant peuvent maintenant être étudiés et mieux compris, d’autres restent encore cachés ou imperceptibles.
 
À droite se trouve une photo d'un requin surnommé "Grande-gueule", pêché en novembre 1976 au large des îles d'Hawaii. Un autre spécimen de cette race, que l'on croyait être tout simplement une anomalie, fut repêché en 1984, au large des côtes californiennes.

Maintenant mieux connu sous le nom anglophone de "Megamouth shark", il est la preuve que certaines espèces volumineuses de requins n'ont pas été découvertes.
 

Le megamouth shark ou requin grande gueule


Le troisième spécimen, un mâle de 5,15 m de long a été capturé en Australie en août 1988 et depuis, quelques autres requins de la même espèce ont été capturés. L’un d’entre eux a été capturé vivant au large de Los Angeles, s’est fait greffer un électrotransmetteur et a été remis à l’eau (le spécimen mesurait 5 mètres). Les scientifiques ont donc pu le suivre et en apprendre davantage sur la migration de cette race de requin jusqu’ici inconnue de l’homme.



La mystérieuse carcasse du Zuiyo Maru


Une des découvertes les plus intéressantes se produisit le 10 avril 1977, au large des côtes de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Un chalutier japonais, le Zuiyo Maru, prit dans ses filets, à environ 300 mètres de profondeur, une bien étrange masse pesant un peu plus de deux tonnes. Les pêcheurs furent stupéfaits, une fois la carcasse remontée à la surface, un animal inconnu de 9,60 m, dotée d’un cou et d’une queue étirée en longueur et de quatre nageoires. Malheureusement pour la cryptozoologie, le capitaine fut davantage impressionné par l’odeur pestilentielle et le liquide graisseux qui suintait sur le pont que la créature elle-même et, craignant que la dépouille de l’animal ne contamine leurs poissons frais, il ordonna à ses hommes de rejeter l’intrigant cadavre à la mer, après avoir l’avoir pesé, mesuré et photographié.

 

La carcasse du Zuiyo Maru


Les scientifiques japonais et du monde entier furent consternés d’apprendre que cette dépouille, une découverte pouvant être la preuve définitive de l’existence d'une créature marine inconnue, puisse avoir été rejetée à la mer. Après l’examen des clichés ainsi que des croquis dessinés par Michihiko Yano, un responsable de la pêcherie qui se trouvait alors sur le Zuiyo Maru, les savants conclurent que l’animal était peut-être un plésiosaure (le même animal si souvent associé à Nessie, le monstre du Loch Ness), soit un reptile marin supposément disparut depuis fort longtemps, mais qui aurait pu survivre jusqu’à nos jours. Cette espèce vivait effectivement au large des côtes australiennes il y a près de 100 millions d’années. Des chercheurs plus septiques ayant effectué des recherches par la suite ont déclaré que la carcasse était tout simplement celle d’un immense requin-pèlerin.



L'étrange mastodonte d'Ataka


L'image présentée ci-dessous est sans aucun doute une des plus formidables se trouvant dans les annales de la cryptozoologie. Depuis plus de 50 ans, cette immense créature retrouvée échouée sur une plage d’Ataka, en Égypte en 1950, ressemblant à une baleine possédant deux énormes défenses, a intrigué bon nombre d’experts, naturalistes, scientifiques et de cryptozoologistes.

 

Le monstre de Ataka


Son histoire commence en janvier 1950, après qu’une redoutable tempête ait ravagé le golfe de Suez pendant près de 3 jours. Le lendemain de cet ouragan, les autorités de l’endroit découvrent une carcasse énorme, en décomposition, que la tempête a poussée sur le rivage. Une équipe d’experts est aussitôt détachée pour aller identifier l’étrange animal.


Bien que ressemblant en tout point à une baleine, l’aspect le plus intrigant de cette découverte est sans doute les deux immenses défenses se trouvant de chaque côté de sa large gueule. L’animal semblait également avoir un évent, qui s'ouvre au sommet du crâne par un orifice simple, comme la plupart des autres membres de la famille des cétacés. Ces observations ont amené plusieurs scientifiques à croire que cet animal serait une espèce de baleine encore inconnue. Selon certaines déclarations, des témoins auraient aperçu une étrange baleine nageant dans le golfe une dizaine de jours avant qu'une tempête rejette l'étrange carcasse sur le rivage.


Selon certains sceptiques, la créature ne serait rien d’autre qu’une baleine, probablement tuée lors d'un accident et dont des os inférieurs de la mâchoire se seraient retrouvés à la hauteur de la gueule, ce qui aurait créé l’illusion d’une créature équipée d’une paire de défenses. Les scientifiques égyptiens ayant examiné la dépouille n’ont pas été en mesure d’identifier l’animal. D’ailleurs, le cas a été classé comme étant « non identifié ».


Un spécimen semblable aurait été retrouvé, gisant sur la plage de Mentigi, à 80 km au sud de Tanjung Pandan, en Indonésie. L'animal, retrouvé le 20 mai 2000, possédait une paire de défenses et les mêmes similitudes que la carcasse d'Ataka. L'animal faisait 6 mètres de longueur, pesaient 3 tonnes et ses défenses mesuraient 2,70 m. Le cas est maintenant connu sous le nom du "monstre de Mentigi", et malgré toutes mes recherches, aucune photographie ne semble présentement disponible sur internet.


La carcasse de Tecoluta


Une des carcasses les plus mystérieuses jamais retrouvées est sans doute celle qui s'échoua sur les rivages ensoleillés de Tecoluta, au Mexique, durant le mois de mars 1969. Ce cadavre, celui d’une créature qui demeure encore non identifiée, mesurait 27 mètres de longueur et ne pesaient pas moins de 35 tonnes.

 

La créature ressemblait davantage à un reptile qu’à une baleine, était totalement noir rayé blanc.


La carcasse était recouverte d’un épais bouclier et possédait une corne de 3 mètres de longueur et pesait à elle seule plus d’une tonne. Les dents de cette créature mesuraient 3,81 centimètres et n’étaient en aucun point semblables à celles qu’ont ordinairement les baleines.


Cette découverte fut rapidement au cœur d’une véritable tornade médiatique. Les premiers scientifiques qui l’examinèrent furent forcés d’avouer, devant les médias, que la créature était bel et bien d’une espèce encore inconnue des hommes.


Le 20 avril 1969, une commission de sept scientifiques a été détachée pour essayer d’identifier l’animal. Le groupe, fatigué des spéculations et de la pression médiatique, en vint à la conclusion que la carcasse était celle d’une baleine morte et que son état avancé de décomposition avait empêché les premiers scientifiques d’identifier correctement l’animal.

 

La carcasse ou monstre de Tecoluta

 

Cependant, il faut noter que cette commission avait examiné l’animal après le premier groupe, donc, alors que le corps de l’animal était de décomposition très avancée. Ils n’ont d’ailleurs pas tenu compte de l’immense corne et l’armure dont était doté l’animal, détail qu’on ne retrouve sur aucun autre cétacé connu.

 

 

© Dark-Stories.com - Jeudi 14 juin 2007
Dernières modifications - 6 février 2013. Merci à Cathou pour la correction !

Sources et autres références:
Monstre de légende, Édition Time-Life, 1989 p. 14-15
http://www.wikipedia.org

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