La bête de l'Auxerrois


Aussi surnommée la Bête de Trucy, elle aurait tué 28 personnes


 

 

Environ 33 ans avant que la célèbre bête du Gévaudan fasse sa première victime, une autre créature similaire avait déjà terrorisé la région d'Auxerre. Les gens l’appelaient la bête de Trucy, ou encore la bête de l’Auxerrois. Voici son histoire…

C’est donc durant le mois de novembre de 1731 que la première attaque associée à cette bête eu lieu. Un garçon de 12 ans fut attaqué près de Trucy, dans le sud d’Auxerre, alors qu’il travaillait près du bois avec sa mère. Cette dernière réussit courageusement à l’arracher de l’emprise de la bête, mais l’enfant expirera dans les bras de sa mère, sur le chemin du retour. Ensuite, les attaques se succédèrent. La crainte ayant gagnée la région, les paysans toujours armés, organisèrent d’infructueuses battues dans les bois de Trucy. Le roi Louis XV offre une prime de 200 livres à celui qui tuera la bête, des carcasses de moutons empoisonnés sont même lancées dans les champs, mais cela ne donne rien, les morts, en particulier de jeunes enfants, s’accumulent…

 

Durant les cinq premiers mois, le curé du Val-de-Mercy comptabilise quatorze morts. Les actes ne faisant pas systématiquement référence à la nature du décès, mais tous semblent indiquer que c’est la même bête qui en est la cause.


De nombreux loups sont tués, même si le comportement de la bête ne ressemble en rien à celui du loup. Les rumeurs parlent de loup-garou, de loups ou même de démons. Ceux qui prétendaient avoir vu la bête en parlèrent comme étant un grand loup ou un tigre. La bête ne craignait pas de s’aventurer dans les villages. Un jour, dans le village de Mailly-la-ville, un jeune enfant qui jouait devant chez lui fut attaqué et emporté par la bête. Sa nourrice, essayant de l’arracher de la gueule du monstre, il ne lui resta qu’un des pieds (ou un des bras selon d’autres sources) de l’enfant dans la main.

 

La bête de l'Auxerrois ou monstre de Trucy


Durant les cinq premiers mois, le curé du Val-de-Mercy comptabilise quatorze morts. Les actes ne faisant pas systématiquement référence à la nature du décès, à la fin de l'année 1734, on arrive au résultat effrayant de vingt-huit victimes répertoriées. L'identification du prédateur n'est pas chose aisée : les habitants connaissaient bien les loups, nombreux à cette époque, et les descriptifs indiquent bien un animal "ressemblant à un loup" mais aucun témoin ne précise qu'il s'agissait d'un loup ordinaire. En 1734, deux de ces animaux sont abattus au cours d'une chasse et les agressions cessent peu de temps après. Seulement, aucune indication sérieuse ne permet de savoir si l'un des deux animaux était bien l'auteur du massacre.

La bête de l’Auxerrois aura tué 28 personnes (9 enfants, 9 femmes et 10 hommes). Son règne de terreur durera trois ans et contrairement à la bête du Gévaudan, elle s’attaquera autant aux hommes qu’aux femmes. La majorité des experts s’entendent pour dire qu’il s’agirait véritablement d’une bête sauvage, sans maître et qu’il ne s’agit probablement pas d’un loup.

En 1817, retour dans la forêt des environs de Trucy. Une autre Bête va sévir pendant quelques mois dans le même site que la tueuse, quatre-vingts ans plus tôt. Elle dévore un enfant près de Charentenay, un autre à Fouronnes et attaque et blesse un grand nombre de personnes. Certains pensent que c'est une hyène, mais un jeune homme, secourant une fille attaquée à Fontenay la décrit comme un fort mâtin avec les oreilles droites. Pour s'en débarrasser, on place des moutons empoisonnés près des bois où elle se réfugie et la Bête disparaît, sans laisser de trace.

 

 

© Dark-Stories.com - Vendredi 7 septembre 2007
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