Le Kami Kaze, le vent divin japonais

Le vent qui protège le Japon



 

C’est au cours du XIIIe siècle, des hordes de Mongols balayèrent l'Asie et fondèrent un empire qui s'étendait de l'Europe orientale jusqu'en Corée. En 1260, après la chute de la Chine impériale aux mains des barbares, Kubilai Khan, le grand khan des Mongols et petits-fils de Gengis Khan, commence alors à s’intéresser aux îles japonaises. Il avait entendu dire que les îles japonaises étaient très belles et prospères, mais qu’elle était habitée par une société peu organisée.

De 1263 à 1268, des émissaires sont envoyés au Japon, réclamant la reconnaissance de la souveraineté des Mongols sur le Japon et toutes ses îles. Kubilai Khan ne reçut jamais la capitulation désirée.

Dès 1268, Kubilai Khan commence à rassembler une flotte et en 1274, elle sera fin prête à être lancée dans cette invasion maritime contre les îles du Japon. L’attaque est d’envergure, une flotte de 900 bateaux donne l’assaut dans la baie de Hakata. La puissante infanterie mongole bien entraînée et épaulée par des catapultes et des armes à longue portée étaient opposés des samouraïs à cheval se battant seuls en combat singulier. Les Japonais essuyèrent de nombreuses pertes dès la première journée de combat, et ce conflit pouvait sembler gagner d’avance pour les Mongols.

Cependant, pendant la nuit, une grande tempête accompagnée de grands vents se leva. Les histoires parlent de typhons qui ravagèrent l’armée ennemie et qui causèrent la mort de plus de 20 000 hommes.

 

Les Mongols durent battent en retraite, désorganisée après avoir perdu autant d’homme et de bateaux en une seule nuit.

Bien que cette nuit-là fut victorieuse pour le japonais, l’affrontement représentait une défaite militaire pour les samouraïs japonais.

Kublai Khan ne se laissa pas décourager pour autant, il revint à la charge en 1281, mais cette fois, fort d'une flotte de 4400 vaisseaux, 100 000 soldats chinois et 50 000 soldats mongols, la majorité provenant de la conquête de la Dynastie Sung de la Chine méridoniale. Les Japonais attaquèrent tout de suite les navires, en les incendiant et en coulant certains.

Cette défense fortifiée des Japonais obligea la majorité de la flotte à jeter l'ancre près de la côte sud-ouest du Japon, où les envahisseurs ont bataillé pendant six semaines. C'est à cet endroit, près de la minuscule île de Takashima, que le 30 juillet, un grand typhon providentiel balaya pendant deux jours la zone des combats, détruisant la majorité de la flotte. 
 


Le Kami Kaze, le vent divin japonais

 


Les bateaux avaient été enchaînés ensemble afin de former une flottille, unissant les ressources militaires de la flotte, mais empêchant efficacement toute évasion en eau profonde. Plus de 4000 navires coulèrent et 130 000 hommes, chinois et mongols, périrent.

Suite à cet échec, les Mongols n'attaquèrent jamais plus le Japon, avortant une troisième tentative en 1286 au compte de préoccupations fiscales grandissantes exacerbées par leur débandade militaire.

Ces vents divins, qui sauvèrent le Japon d’une défaite imminente à deux reprises, furent nommés Kami Kaze (vents divins) et sont encore vénérés aujourd’hui. À l'exception de la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces tentatives d'invasion sont les plus menaçantes que le Japon ait connues en plus de 1 500 ans.

Le nom kamikaze sera repris par les pilotes japonais de la Seconde Guerre mondiale qui se sacrifia pour leur nation en précipitant leurs avions chargés d'explosifs sur les navires ennemis.






Source: http://www.wikipedia.org

Quelques histoires sélectionnées au hasard