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Chagall

 
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Bohors
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Inscrit le: 09 Sep 2009
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MessagePosté le: Sam Sep 12, 2009 5:31 pm    Sujet du message: Chagall Répondre en citant

Bon, ça fait un moment que je l'ai écrit, et puis je suis même pas sûr que je l'ai posté au bon endroit. Bref, j'espère que ça vous plaira. Ah, et tant que j'y pense, c'est une nouvelle, il n'y a donc pas de suite, en tout cas pas de prévu à ce jour. Bonne lecture.







L’homme marchait dans la forêt. La brume enveloppait la région depuis plus d’une semaine déjà, et cela commençait à lui taper sur les nerfs. Voilà un an qu’il marchait sans cesse. Il avait déjà pris cette route, dans l’autre sens, deux-cent ans auparavant. Ceux qui vivaient là devaient l’avoir oublié depuis longtemps. Il l’espérait en tout cas. Peut-être le croyaient-ils morts et enterré. Il marchait d’un pas régulier, implacable. Il ne voyait plus rien d’autre que la route enneigée sur laquelle il marchait. Plus il avançait, plus il se souvenait. C’était comme remonter le temps. Il regarda vers l’est. Le soleil se levait, lentement. Il voyait un halo rougeâtre poindre à l’horizon, entre les arbres du bosquet. Son souffle se condensait à chaque expiration. Le froid mordant brûlait ses joues pâles. Cependant, il continuait sa route, sans s’occuper du climat. En sortant du bosquet, il grimpa sur une colline. Son cœur rata un battement. Il se retrouva face à un château, surplombant une ville assez vaste pour s’étendre jusqu’à l’horizon, au nord. L’édifice était gris clair, presque blanc. La neige recouvrait les tours et les créneaux. Des hommes en armes montaient patiemment une garde vigilante.
L’homme sentit son cœur reprendre de plus belle. Il fit demi-tour et retourna au bosquet, où il installa son campement. Une demi-heure plus tard, une tente et un feu marquaient l’endroit.
Un mince filet de fumée s’élevait du feu, jusqu’à la cime des arbres où il était dissipé par le peu de vent qu’il y avait. L’homme ne chassa pas, ne mangea pas, et ne but pas. La tension qu’il ressentait n’y était pas étrangère. Ce n’est qu’une fois la nuit tombée qu’il sortit de la toute relative protection offerte par sa tente, rangea ses affaires et reprit la route. Il traversa rapidement la cité en contrebas du château, seul moyen d’accéder à la forteresse. Les portes fermées de la ville ne furent pas un problème pour lui. Il les escalada sans le moindre mal, même avec son sac et ses armes de plusieurs kilos sur le dos. Il atteignit rapidement le portail du château. Les gardes lui barrèrent le chemin. Quelqu’un fut envoyé pour aller quérir le maître des lieux. Ils attendirent donc dans le froid pendant trois bons quarts d’heure. Les cinq gardes chargés de le surveiller ne cessaient de lui jeter des regards craintifs. Ils avaient compris qui il était, ou plutôt ce qu’il était. Ils avaient peur. L’homme le sentait, à leur odeur. Il aurait put entrer en force s’il l’avait voulu, mais il ne venait pas ici en ennemi. Alors à quoi bon faire couler le sang inutilement, surtout s’il s’agissait de celui de ses futurs alliés. Le garde revint aider ses collègues à ne rien faire d’autre que de surveiller le voyageur. Prêt de dix minutes plus tard, un homme élancé, vêtu d’un long manteau noir et or, s’avança sous le portail, suivit de toute une escorte de gardes en armures lourdes. L’homme, duc de la région, était vieux, ridé, et très mince. Une petite barbe grise, taillée en pointe, donnait à son visage plissé un aspect encore plus anguleux qu’il ne l’était vraiment. Ses yeux s’écarquillèrent quand il reconnu l’individu si étroitement surveillé, qui venait frapper à sa porte au plus profond de la nuit. Le duc sentit un mince filet de peur descendre le long de son dos. Il n’en laissa rien paraître, affichant une mine déterminée et impénétrable. Il parla d’une voix franche, où la peur se dissimulait trop bien pour être décelée par une oreille humaine.

-Nous te croyions mort. Pourquoi reviens-tu après tant d’années ?
-Bonsoir Lagor, toi aussi tu m’as manqué. Mon pèlerinage s’est très bien passé, je te remercie de t’en être soucié. Et toi comment vas-tu ? Tu as prit un sacré coup de vieux depuis le temps ! Qu’est-ce qui s’est passé ? Les soucis t’auraient-ils rattrapés ?
Un des gardes récemment arrivé pointa sa lance en direction de l’étranger. Sa voix résonna sous l’arche du portail.
-Tu t’oublis étranger. Ce n’est pas ainsi que l’on s’adresse à Monsieur le Duc !
Ledit étranger saisit la lance et, d’une brusque torsion, l’arracha des mains du garde. D’un petit coup, il assomma le malheureux avec le manche.
Le duc pâlit légèrement. Sa voix trembla lorsqu’il parla à l’étranger :

-Chagall ! Est-ce ainsi que l’on rentre chez soit ? En insultant et en frappant ceux de sa famille ? Poses cette lance immédiatement ! Rentrons au chaud, afin de discuter de ton voyage autour d’un verre…
Chagall s’inclina narquoisement puis répondit :
-Comme il vous siéra… Monsieur le Duc !
Et ils rentrèrent dans la petite cour intérieure. Le sol, pavé, était devenu glissant à cause de la neige et du givre. Mais Chagall, dans ses grosses bottes ferrées, ne semblait pas s’en soucier le moins du monde. Le duc et lui marchaient d’un pas assuré. Lagor ouvrit une double porte, donnant sur une vaste salle à manger. Un feu ronflait dans la cheminée, réchauffant la pièce plus que nécessaire. Chagall jetait des regards dans toutes les directions, notant les changements qui avaient eu lieu pendant son absence.
Le duc et lui s’assirent à une table en bois brut. Lagor, d’un geste nonchalant de la main ordonna à ses hommes de retourner à leurs postes. Un serviteur, probablement tiré du lit à en voir sa coiffure ébouriffée, leur apporta des choppes d’argent remplient d’un liquide rouge et épais. Le duc but une gorgée et braqua son regard bleu sur Chagall. Celui-ci renifla la boisson avant d’y tremper ses lèvres.

-Sang de bœuf. Les humains sont-ils si rares qu’ils deviennent intouchables ?
-Non Chagall, mais ils se sont révoltés il y a trois ans et nous sommes réduis à boire le sang de leurs troupeaux… pour l’instant. Nous patientons calmement, le temps que la tension retombe.
-Les tiens sont devenus craintifs et lâches. Qu’en est-il des miens ? Sont-ils toujours de grands guerriers ?
-Oui. Mais ils ne sont plus que deux anciens. Les autres, aussi nombreux et fiers soient-ils, ne sont que de jeunes loups sans expérience. Notre race est sur le déclin.
-Comme il en a toujours été. Les vampires sont fait pour la mort et la gloire plutôt que pour la vie et la vieillesse. Je ne me suis jamais fait d’illusion : je mourrai au combat.
-Après tant d’années, tu n’as pas changé Chagall. Toujours cette même fougue, cette rage qui te pousse… vers la mort. Ne désires-tu pas vivre encore longtemps ?
-Pourquoi faire ? Je suis sans femme depuis cinq-cents ans, ma vie n’est faite que de défis et de combats… la mort n’est pas une fin pour moi, et tu le sais.
-Jeune rôdeur, voleur, assassin et brigand tu étais lorsque nous t’avons recueilli. Et aujourd’hui, te voici…
Une porte latérale de la salle à manger s’ouvrit à la volée. Deux vampires en franchirent le seuil, la mine réjouie. Ils prirent place de part et d’autre des deux déjà présents et le même serviteur leur apporta des choppes, elles aussi avec du sang.
Celui à côté de Chagall dit d’une voie excitée :

-Alors vieux frère ! Qu’est-ce que tu fous ici ? On te manquait hein ?!
Bethel et Valseras, deux des plus anciens vampires après Lagor, Chagall et quelques autres, faisaient partis du clan Goh-dei, le même que celui de Chagall.
-Il est vrai que j’avais le mal du pays et que votre présence à mes côtés serrait mon cœur comme un étau.
-Ici aussi tu as manqué. Le clan des Wil-Iama s’est renforcé. Ils nous écrasent chaque jour un peu plus. Ce sont eux qui font la loi à présent. Ils sont jeunes, mais ne respectent même pas leurs anciens. Ils violent les règles sans vergogne.
-Alors éduquez-les !
-Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mais même le vieux dirigeant du clan, Lambro, n’est plus écouté.
-Mais assez parlé de nos problèmes ! Dis nous plutôt ce qui t’es arrivé en deux-cents ans ! coupa Valseras, assis à côté de Lagor.
Chagall secoua la tête en signe de dénégation.

-Non mon ami, pas ce soir. Mes muscles ont besoin de repos, et ma tête aussi. Nous reparlerons de tout ceci demain si tu le veux bien.
-Il va de soi que ta chambre est déjà prête mon jeune ami. Elle n’attend que son propriétaire… reprit Lagor, dont la fatigue se lisait sur le visage. Bonne nuit mes amis, je crois que vous avez des choses à vous raconter…
Le duc quitta la pièce d’une démarche lente et trainante. Il était à peine sortit qu’un autre visage connu franchit la porte. Korat. Un autre de ces vieux vampires du temps de Chagall. Mais celui-ci faisait partit du clan Wil-Iama. Il en était le dirigeant en second, et n’avait jamais put voir Chagall en peinture. Ils se haïssaient depuis le premier jour où ils s’étaient vus. Une haine si tenace qu’elle avait traversée les siècles… Après un salut froid mais poli à Korat, Bethel et Valseras conduisirent Chagall à sa chambre, et l’y laissèrent pour qu’il se repose.
Il dormit lourdement jusqu’au levé du soleil. Là, un serviteur entra dans la chambre pour fermer les lourds rideaux de tissu rouge.
Chagall se déshabilla de ses vêtements crasseux et couverts de la poussière humide des routes enneigées. Après avoir prit un bain, il trouva dans une grande armoire de bois noir luisant des habits luxueux de soie. Il se vêtit d’une longue robe grise et or serrée à la taille par une ceinture de cuir fin décorées de bronze, et d’un long manteau vert kaki qui frôlait le sol à ses pieds, chaussés de bottes fourrées. Ne sachant si tout le monde serait aussi heureux de le revoir que Bethel et Valseras, il avait prit la précaution d’enfiler une fine côte de maille en argent par-dessus une chaude chemise à manches courtes. Son caleçon long lui tenait chaud aux jambes, mais le démangeait légèrement, ce qui le fit grogner à plusieurs reprises.
Il tressa ses longs cheveux noirs après en avoir rafraîchit les pointes, puis se rasa les joues, ne laissant de la barbe broussailleuse qu’un petit bouc arrondit sur le menton. Il ceignit une fine dague élégante, mais redoutable dans la main d’un expert comme Chagall.
Environ deux heures après le levé du soleil, le vampire quitta sa chambre et alla manger dans la salle où il avait but la veille en compagnie de ses amis.
En entrant, ceux qui étaient déjà là tournèrent la tête vers lui avec un ensemble quasi-parfait. Un lourd silence tomba sur la salle bondée. Un gros molosse grogna au passage de Chagall devant sa table, mais repartit en couinant lorsque celui-ci lui rugit au museau.
Le vampire alla s’asseoir aux côtés de têtes qu’il connaissait et qui l’avaient reconnu. Ceux-ci le saluèrent et, passant de main en main, un bol de riz en sauce fumant arriva devant lui. Il fut suivit par un second bol rempli de dés de viandes cuits mais baignant dans du sang. Chagall remercia son voisin mais ne dis rien de plus. La salle resta silencieuse dura tout le temps qu’il y resta. C’est la raison pour laquelle il sortit rapidement pour aller à la salle d’entrainement. Il y retrouva Bethel, qui se battait au bâton avec deux jeunes vampires. Chagall resta dans l’embrasure de la porte jusqu’à ce que Bethel le remarque… ce qui ne tarda pas.

-Tu es venus perdre ton gras, vieux ?
Les deux jeunes vampires, tout couverts de bleus par l’ancien, reculèrent pour laisser leur place à Chagall. Ce dernier quitta ses vêtements, si bien qu’il se retrouva en caleçon et pieds nus dans une salle sans chauffage. Ses poils se hérissèrent sur tout son corps et Bethel en profita pour se moquer gentiment :
-Oho… on dirait que tu as froid… t’inquiètes pas, je vais te réchauffer, tu vas voir…
Alors que Chagall n’avait pas encore prit de bâton, Bethel attaqua. Chagall esquiva sans la moindre difficulté, bien qu’il eut préféré être à geint. D’un bon, il saisit un des bâtons des jeunes, puis, s’appuyant au mur, virevolta dans toute la pièce. Il jouait et riait de la difficulté qu’avait Bethel à le suivre. Finalement, Chagall décida d’en finir en fauchant son ami et en lui plaquant le bout de l’arme sur la gorge. Il aidait son ami à se relever quand Lagor apparut sur le seuil de la porte, un parchemin à la main.
-Ceci est arrivé cette nuit peu après toi Chagall. Un des villages vient d’être attaqué. Une horde de barbares. Il sont arrivés il y une décennie, par le sud. Nous n’avons pas encore réussit à les éradiquer. Cela t’intéresserait-il de mener une troupe pour venger les morts ?
-Bien sûr. Tu as déjà pensé à quelques-uns ?
-Non. Je te laisse carte blanche. Fais ce qui doit-être fait pour chasser ces fichus barbares de nos terres.
-Il sera fait comme tu l’entend Lagor.
-Je te fait confiance, ne me déçois pas Chagall.
Juste après le couché du soleil, quelques cent-cinquante membres du clan Goh-dei attendaient dans la cours intérieur, équipés pour le combat et le bref voyage qu’ils allaient faire dans la nuit. Seuls les plus jeunes restaient au château. Chagall, harnaché d’or et d’argent, patientait avec Bethel et Valseras le temps que les derniers arrivent.
Une fois tous réunis, Chagall sonna l’ordre de départ avec une trompe d’airain. La note s’attarda longtemps dans la nuit. Les chevaux galopèrent un long moment, trois ou quatre heures plus tard, les cavaliers arrivèrent en vue du village en flammes. Il n’y avait pas âme qui vive. Plus rien d’autre que des ruines fumantes et des corps déchirés, certains calcinés. Chagall sentit que la mort était encore à l’œuvre. En effet, des bruits de combats s’élevaient un peu plus loin. Les cavaliers allèrent voir. Ce qu’ils trouvèrent les figea sur place.
Ce n’étaient pas des barbares qui attaquaient le village, mais des vampires.
Leurs uniformes noirs luisaient sous le regard de la Lune. Ils dévoraient des morts pendant que d’autres exécutaient des prisonniers, se régalant du sang encore chaud.
Chagall se racla la gorge. Les vampires cessèrent le massacre et se regroupèrent en rangs serrés. Ils n’étaient qu’une cinquantaine. Du sang coulait sur leurs mentons. Leurs yeux brillaient encore de la folie meurtrière qui les avait poussée à attaquer le village.
Ils ne portaient pas de marques d’allégeance, ni sur leurs vêtements, ni sur leurs longues épées effilées en argent.
Ils se dispersèrent comme l’éclair, se faufilant dans les ombres des ruines. Les cavaliers menèrent des recherches et, malgré leurs sens de vampires, ils ne trouvèrent rien d’autre que des villageois morts. Il était l’heure de rentrer, avant que le soleil ne se lève. Ce serait tout juste, mais ils y arriveraient. Les Goh-dei avaient toujours étés d’excellents cavaliers. Ils rentrèrent à peine une demi-heure avant le levé du soleil. Les gardes en faction à la porte étaient différents. Leurs uniformes portaient la marque des Wil-Iama. Chagall ne dis rien et garda ce détail pour lui. Le château était plus animé qu’à l’accoutumée. Des serviteurs et des soldats couraient dans tous les sens. Leurs yeux hagards en disaient long sur la nuit qu’ils avaient passés. Des palefreniers surgirent et s’occupèrent des chevaux pendant que leurs cavaliers entraient dans la grande salle à manger. Un repas plus que frugal leur fut servit : du pain noir, des navets froids dans de l’eau, et des patates.
Chagall se leva et alla parler au cuisinier, afin que ses hommes soient mieux servis. Le chef de cuisine s’excusa et lui apprit que seuls les Wil-Iama avaient droit à la bonne nourriture.
Même sous la menace d’une dague, le cuistot refusa de préparer autre chose.
C’est alors que Korat entra dans la grande salle, escorté par toute une garde lourdement équipés. Une garde ducale. Un être plus bestiale que vampire l’accompagnait. Ses yeux noirs furetaient à toute vitesse. C’était Bolton, le tueur privé de Korat, apprit Chagall. Un spécialiste du meurtre de vampire. Jamais il n’avait perdu un combat, et sa rage le transformait peu à peu en monstre
Bethel se leva et alla discuter avec un vieillard, Kantor, assis dans un coin. C’était lui le plus ancien, après Lagor. Il n’avait pas une âme de chef, c’est pourquoi le pouvoir et la politique ne l’intéressaient pas. Cependant, il savait tout ce qui se passait dans le château, avant tout le monde. Un dont de clairvoyance bien utile pour un vampire qui désir vivre vieux.
Lorsqu’il revint, Bethel affichait un tin cendreux, plus qu’à l’ordinaire en tout cas. Il s’assit à droite de Chagall et lui souffla à l’oreille :

-Pendant que nous étions absents, Lambro a été assassiné, de même que Lagor. C’est un coup des Wil-Iama. Korat convoitait la place de Lagor depuis très longtemps, mais je ne l’aurai pas cru capable de monter un coup d’état. Tout le clan de Lagor a été éliminé en tentant de le protéger. Et il arrivera de même avec ceux s’opposeront au nouveau régime. Korat à l’intention de faire renaitre l’ère de terreur. Il veut que les vampires dominent le monde, comme avant l’arrivée des humains.
En effet, le continent avait d’abord accueillit les vampires, qui gouvernaient leur territoire d’une poigne de fer. Puis les humains étaient arrivé d’une terre lointaine. Leurs armes en argent avaient fait un véritable massacre parmi les rangs des vampires. Ceux-ci en gardaient une rancune tenace, mais considéraient les humains comme des troupeaux à guider. Ils n’étaient que de la nourriture, c’est la seule raison pour laquelle ils étaient en vie ; en plus de constituer une main d’œuvre peu chère et travaillant aussi bien de jour que de nuit… L’ère de terreur était une époque maudite par les vampires. Les morts avaient étés nombreux durant cette période, où les clans se détruisaient entre eux. Elle avait été stoppée par un chef vampire du nom de Peinda qui, à la tête de son clan, avait conquis tout les autres.
Le message fit le tour de la table, qui mangeait plus par faim que par gourmandise. Korat semblait se réjouir de voir Chagall et ceux de son clan soumis à son autorité.
Bethel continua d’informer ses frères des évènements de la nuit :

-Sur les cinquante jeunes que nous avions laissés ici, au château, une trentaine ont étés mis au cachot, le reste a été exécuté, car ils ont refusés de prêter allégeance à Korat.
Après ce repas peu alléchant, Chagall regagna sa chambre, comme tous les autres. Il avait besoin de réfléchir. Les Goh-dei n’avaient jamais eues de chef. Peut-être cela allait-il changer. C’était vital pour la survie du clan. Sans chef, ils devraient obéir à Korat. Et ça, c’était inenvisageable pour Chagall. Il prit un bain, ce qui l’aida à réfléchir. Il devait en parler avec Bethel et Valseras. Cependant, ils devaient trouver un endroit où les oreilles indiscrètes ne les espionneraient pas. Il ne voyait que l’extérieur du château. Mais il faisait encore jour. En attendant, il devait trouver ses vieux amis.
Il termina ses ablutions et partit à leur recherche. Ils passaient leurs nerfs, avec d’autres du clan, sur des mannequins de paille, à coups de poings. Chagall n’en était pas étonné le moins du monde. Il avait envie d’en faire autant, mais le temps lui avait appris à brider ses émotions.
Cela ne l’empêchait pas de se mettre en colère de temps en temps. Lors de ces rares occasions, les gens fuyaient sa présence, de peur de faire les frais de sa mauvaise humeur. La solitude était alors sa compagne la plus fidèle dans ces moment là, du moins jusqu’à ce que l’orage passe.

Alors qu’il regardait ses frères de clan passer leurs nerfs sur les mannequins de paille rendus informes à force de se faire frapper, Chagall eut une idée. Sans doute présenterait-elle des risques pour lui, voir pour son clan, mais qui n’agit pas de gagne rien.
Il prit la direction des geôles de la forteresse. Rien ne lui disait qu’il y trouverai ce qu’il cherchait, rien à part son instinct.
La porte des cachots était gardée, par des hommes du Wil-Iama. Il s’arrêta devant eux, et avant qu’ils aient le temps de le chasser, la mort fut sur eux, sous la forme de deux aiguilles qui leur atteignirent le cerveau. Chagall, pendant son absence relativement longue (même pour un vampire) avait eut le temps de s’entraîner…
La porte, verrouillée, s’ouvrit sans un bruit dans les mains expertes de Chagall. Il allait descendre dans les cachots quand une main se posa sur son épaule et le tira doucement. D’un même geste, il tira son épée et se retourna vers le propriétaire de la main. Il allait l’embrocher aussi sec lorsqu’il reconnut son ami Bethel. Derrière lui, scrutant le couloir, se tenait Valseras.
Ce fut donc à trois qu’ils pénétrèrent dans les cachots, où ils trouvèrent leurs frères, dans un piteux état. Ils avaient étés durement molestés, certains n’étaient pas loin de la mort. Chagall se promit d’en toucher deux mots à Korat, juste avant de le tuer.
Il en était à ces pensées lorsque, entre deux barreaux, une main décharnée lui saisie le bras. Bethel approcha une torche, pour voir à qui appartenait le bras, mais la lumière semblait impuissante face à l’ombre du capuchon du prisonnier. Une voie désincarnée, éthérée, s’éleva de l’ombre :

-Alors que le soleil se lève, le sang coule, de deux lions qui s’entretuent. Et toi, Chagall, fils de la destinée, tu meurt… Le soleil verra ta fin.
Chagall dégagea son bras, plus remué par ces paroles qu’il ne l’aurait due. A peine le contact entre son bras et la main du prisonnier fut-il rompus que ce dernier disparut. Bethel ouvrit la porte de la cellule et la fouilla, mais il n’y avait plus la moindre trace de la silhouette encapuchonnée. Les trois amis échangèrent des regards d’incompréhension tandis que les jeunes, nouvellement libérés, s’occupaient de leurs blessés.
Rassemblant ses frères, Chagall inspecta les autres cellules. Toute aide était la bienvenue.
Mis à part les quelques frères emprisonnés, les cellules ne renfermaient que des squelettes, datant sans doute de l’âge de Bultur le Borgne, soit deux-cent-cinquante ans.
Un cri de Valseras alerta Bethel, qui remonta prudemment l’escalier, suivit de près par Chagall et les autres. Bethel, l’épée à la main, ouvrit doucement la porte. Celle-ci claqua sur la lame avant de s’ouvrir violement. L’épée brilla d’un éclat malsain lorsqu’elle trancha net le bras qui se tendait vers elle. Bethel avait toujours été un bon escrimeur. Une hallebarde fendit l’air et l’atteignit au bras droit, lui fracturant le radius. Qu’à cela ne tienne ! L’épée vola dans la main gauche de Bethel, et fit connaissance avec le crâne de l’agresseur. Le coup fut si violent que la lame se coinça dans l’os. Un coup de poing, gainé de métal, vint frapper la tempe de Bethel, l’étalant pour le coup.
C’est alors qu’une voie glacée s’éleva dans le couloir, dont la température chuta instantanément, à moins que les sens de Chagall ne lui jouèrent un mauvais tour…
Cependant, il reconnut la voie de Korat :

-Je vois que tu n’as pas put t’empêcher de libérer tes frères, Bethel. Tiens ! Chagall, Valseras, je suis à peine étonné de vous voir. Je ne vois qu’une seule punition qui convienne, pour avoir enfin la paix dans cette forteresse : vous exécuter tous les trois, et sans doute ce qu’il reste de votre clan par la même occasion.
Quand à toi, Chagall, la vie te quittera lentement…
Ce dernier prit la parole :
-Encore faudra t-il que ce soit toi qui me la prenne…
Chagall ramassa l’épée d’un des gardes morts. Korat dégaina la sienne. Ils se tournèrent autour comme deux fauves se jaugeant du regard.
L’atmosphère glaciale devint pesante, plus électrique qu’elle ne l’avait jamais été. Korat lançait le premier coup quand une troisième lame vint verrouiller la situation.
Kantor, le vieillard, s’interposa. C’est ce moment que choisit la silhouette encapuchonnée, aperçue plus tôt dans les cachots, pour apparaître. La même voie éthérée s’éleva alors :

-Devant la forteresse, dans dix minutes. Pas avant, le soleil vous tuerait. Choisissez chacun un champion. C’est en terrain neutre que doit se décider l’avenir de votre race. Et lors d’un duel, avec des règles, pas durant un combat grossier digne de barbares, ou même de sauvages !
Etait-ce le hasard qui avait voulu que Kantor agisse en cet instant précis, ou bien était-il de mèche avec cette silhouette ? Sans doute les questionnements de Chagall resteraient-ils sans réponse.
Chagall et Bethel, accompagnés du reste des Goh-dei soignèrent Valseras. Dans une salle adjacente à celle qui servait d’infirmerie, la totalité du clan se réunit pour discuter de leur avenir. Ils n’avaient que dix minutes, il fallait les mettre à contribution pour survivre le plus longtemps possible. Chagall, pendant le cour trajet, venait de prendre une décision. Il devait en discuter avec les siens.

-Mes frères ! Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons jamais eu de chef. Pas même à notre fondation. Mais les temps changent, et nous devons nous adapter pour survivre. Nommons un chef, et quittons les lieux. Ou plutôt, nommez un chef et quittez la forteresse !
Bethel se tourna vers son ami, le regard incertain :
-Que devons nous comprendre ? Que tu quittes le clan ? Ou bien que tu nous abandonnes en allant combattre Korat ? Tu ne crois tout de même pas à ce qu’à dit le vieil homme ?
-Eh bien… étrangement, si. Je crois que ce jour verra ma fin. Mais n’ayez crainte. Si le soleil se couche pour moi, il se lève pour le clan.
L’avenir s’ouvre à vous, saisissez votre chance !
Dans l’assemblée, une voix s’éleva :
-Mais qui mieux que toi, qui a parcouru le monde pendant deux siècles, qui pourrait nous guider ? Qui serait plus à sa place de chef que toi, Chagall ? Il y a encore une semaine, tu n’étais qu’un mythe pour les plus jeunes d’entre nous, aujourd’hui tu es une légende vivante !
D’autre voix, qui devinrent rapidement un brouhaha, abondèrent dans ce sens. Tous ne voyaient pas meilleurs chef que Chagall. Mais l‘avenir qui l’attendait était tout autre…
-Silence ! Je vous en pries ! Cessez ces idioties ! Bethel vous guidera ! Il est bien meilleurs dirigeant que moi, plus posé, plus réfléchit ! Je ne suis qu’un chien enragé là où lui est un observateur pondéré et patient !
Pour ma part, je vais de ce pas devant la forteresse. Il me faut combattre !
-Mais où irons nous ? demanda un jeune nouvellement mordu.
-Oui Chagall, où irons nous ? cette fois, ce fut Bethel qui posa la question.
-Prenez à l’ouest, vers les côtes. Prenez un bateau, et continuez à l’ouest. Vous atteindrez une terre où les humains sont rares et inoffensifs. Mais prenez tout de même garde, il arrive quelques fois que des barbares viennent piller ces territoires, n’hésitez pas à les exterminer, pour votre survie. Là bas, si vous faites attention, et ne vous laissez pas gagner par la léthargie, la fainéantise et le luxe, vous pourrez vous développer. Plus tard, d’ici quelques siècles, quand les Goh-dei ne seront qu’un souvenir dans ce royaume, revenez, et vengez nos frères tombés aujourd’hui. Enfin, nous dominerons, comme il aurait toujours dut en être.
Sur ces derniers mots, Chagall prit sont épée, dont la garde était ornée d’un lion rugissant, sa dague et enfila ses vêtements de voyage, dans lesquels il était bien plus à son aise. En effet, les robes de palais et chaussons de soie n’étaient guère conseillés pour un duel en extérieur, dans la boue et la neige.
De plus, ses vêtements étaient renforcés avec des fils d’argent, assez résistants pour protéger sa chair du tranchant d’une lame.
Il allait sortir devant le château quand une voix l’arrêta net. C’était Bethel :

-Le vieux a dit que tu devais choisir un champion.
-Et ? Qu’est-ce qui ne va pas ?
-Tu n’as pas de champion !
-Bien sûr que si, c’est moi le champion ! Et, de plus, je crois qu’il s’adressait non pas à Korat et moi, mais à nos clans respectifs.
-Tu es certain de vouloir y aller ?
-Oui.
-Mais rien ne t’y oblige ! Crois-tu vraiment que les jeunes me suivrons plus volontiers que si c’était toi leur guide ? Tu les a entendus tout à l’heure ! C’est toi qu’ils veulent comme chef !
-Mais ce n’est pas le destin que j’ai choisit. Ma décision est prise Bethel, mon ami. JE combattrai, et TU guidera nos frères en cette terre de l’ouest dont je vous ai parlé. A présent adieu. J’ai un duel à disputer.
Et il sortit, alors que le soleil lâchait un dernier clin d’œil à celui qu’il tuerait, dans quelques heures…
Le vieux était déjà là, dans la poussière de la cour du château. Korat, escorté par sa garde personnelle, et par Bolton, son chien de guerre. Ce dernier portait des vêtements de cuir cloutés, ainsi qu’une fine épée au côté et tout un assortiment de lames et de dagues, à divers endroits de sa tenue. Le dos de ses mains était recouvert de piques, de même que ses épaules et son cou. Le casque noir qu’il portait représentait un lion. Dans un sursaut, Chagall comprit la prophétie du vieil homme. Les deux lions qui s’entretuent. Ainsi, il savait qui serait le champion de Korat. Quel lâche se dit-il, même pas capable de m’affronter en personne. Pourtant, Korat aussi était paré pour le combat, avec son armure légère et… deux demi lunes étranges à sa ceinture. De la taille d’une assiette, rouges, elles semblaient aussi fines qu’une feuille de papier.
Un bruit de sabots attira l’attention de Chagall. Tout un cortège d’hommes en armes, des humains, arrivaient de la ville. Ils étaient près d’une centaine, et tous arboraient comme écusson sur leurs boucliers un lion rouge devant un soleil jaune. Tout un convoi de charrettes bâchées les accompagnaient.
Le vieux les engloba d’un ample geste du bras :

-Voici mes serviteurs. Ils escorterons les Goh-dei vers leur nouvelle demeure. Leur évitant toute représailles de la part des vôtres Korat.
Ainsi, tout avait été prévu de longue date par cet inconnu encapuchonné, se dit Chagall. Tout était-il écrit ?
-Suivez moi, tous !
Il prit la direction des portes de la villes, la direction des champs et des collines verdoyantes, mais couvertes de neige à cette époque de l’année. Il les emmena sur une vaste colline où, au sommet, se dressait un cercle de menhirs, érigé en l’honneur de dieux païens il y a plusieurs millénaires. Seuls ces rochets témoignaient encore de l’existence passée d’un culte aujourd’hui disparu.
Il entra dans le cercle de pierres et avança jusqu’au centre.

-Que les champions s’avancent.
Bolton et Chagall s’avancèrent, côte à côte. Puis ils se firent face, se saluèrent dignement, et avant que le vieil homme ai put reprendre la parole, le métal sonnait déjà. Les armes dégainées, les deux adversaires se mirent en garde. Tout de suite, des coups d’une violence et d’une rapidité inouïe fusèrent. Tel deux dieux de la guerre, ils s’affrontèrent, enchainant bottes, feintes, esquives et contres. Une danse mortelle. Un rideau de métal les enveloppait tant les lames volaient vite. Usant de tout leur art du combats, Chagall et Bolton s’aperçurent rapidement qu’ils se valait dans le maniement des armes. Ils ne s’affrontaient plus seulement avec leurs épées, mais également avec leurs dagues, et aussi leurs corps. Quelques estafilades marquaient les combattants, mais la frénésie qui s’était emparée d’eux était telle qu’ils ne s’en aperçurent point. Les heures se succédèrent, les attaques et contre-attaques aussi. De lions, ils n’en avaient plus seulement les ornements, mais également la vivacité et la puissance. Rien ne semblait pouvoir les départager. Le soleil n’allait plus tarder à présent. Tout se joua pourtant à un rien. Un infime écart, sur le sol humide et enneigé. Chagall feinta, Bolton esquiva, mais son pied glissa. Pas beaucoup, juste assez cependant pour que, dans son élan, sa garde s’ouvre et laisse passer la lame de Chagall. Ce dernier profita de l’opportunité pour transpercer le cœur de son adversaire. Un éclair passa devant ses yeux. Une sensation froide le prit à la gorge. Les yeux de Chagall scrutèrent l’assemblée. Ils tombèrent sur l’un des disques de Korat, ensanglanté. Son propre sang goutait sur le sol, depuis sa gorge, mais aussi des multiples entailles qui stigmatisaient son corps.
Bolton s’effondra avant que la neige ai gelé son sang. Le seul combat qu’il perdit fut son dernier.
Le rire de Korat vint tinter aux oreilles de Chagall. Mais il ne fut bientôt plus qu’un bruit lointain, alors que le sang rugissant à ses tempes et dans tout son corps lui emplissait les oreilles. Chaque fibre de son corps luttait pour continuer à vivre. Il ne voulait plus mourir. Trop de choses n’avaient pas encore été découvertes. Trop d’œuvres inachevées. À l’horizon, vers l’ouest, il distinguait dans la brume du matin une colonne de charrettes bâchées. Chagall savait que ses frères y étaient réfugiés, à l’abri des rayons meurtriers du soleil, pour ceux de sa race.
Les spectateurs, plus proches, s’étaient recouverts de grandes toiles noires, pour suivre le duel sans mourir. Tous sauf Korat. Le fou ! Il avançait vers Chagall, pour savourer sa victoire. Ce dernier s’agrippa à celui qui était son pire ennemi avec la force du désespoir. Les ténèbres tombaient peu à peu sur les yeux de Chagall, tandis que le soleil pointait à l’horizon. Korat en prit conscience, et tenta de se dégager, mais l’étau dans lequel les mains de Chagall enfermait ses vêtements était trop puissant. Personne ne vint l’aider. Les Wil-Iama avaient toujours étés très avide de pouvoir. La mort de Korat offrait une chance à tout les jeunes vampires pleins d’ambitions. Personne ne viendrait l’aider. Lorsqu’il comprit cela, il cessa de se débattre, et tourna son regard autour de lui. Finalement, il revint à son plus glorieux adversaire. Ses lèvres remuèrent, mais Chagall n’entendait plus rien. Il n’avait pas mal, il avait juste froid. Et lui qui désirait mourir en combattant…
Le soleil se leva enfin, embrasant le ciel de ses rayons, mais aussi la chair de deux vampires debout au sommet d’une colline. Ils s’enflammèrent, puis le vent dissipa leurs restes. Rien de plus que de la poussière…



Au loin, sur l’une des charrettes, Bethel se retourna pour voir poindre le soleil à l’horizon. Il eut une pensée pour celui qui avait été son plus fidèle ami, mais aussi pour leurs plus fidèle ennemi. Ils devaient être morts à présents.

-Nés poussière, morts poussière… lâcha t-il dans un souffle.
Et les charrettes continuèrent leur route, chaque pas éloignant le clan Goh-dei de l’horreur qu’il fuyait…

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SILVER
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MessagePosté le: Dim Sep 13, 2009 9:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

Shock WOW enfin je l'ai terminer...
c'est long serte mais j'ai eu un véritable plaisir a le lire ,j'adore les histoire de se genre .
merci BOHORS Wink
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si on m'a donné la vie ,ce n'est pas pour attendre la mort,ni ressasser celle des autres.
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Ical
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MessagePosté le: Dim Sep 13, 2009 3:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Yep j'ai lu ça cet aprem (pas eu le temps de poster après --') et j'ai été agréablement surpris!
Une écriture soignée, fluide et intéressante! Pas le genre de nouvelle avec un bon scénario qui pourtant n'arrive pas à accrocher le lecteur, non là ça vient tout seul les yeux restent collés Pimp
J'ai aussi bine aimée le concept du "déjà commencé", on a l'impression que l'avant et l'après on déjà été écrits et qu'on ne lit qu'un passage d'une grande histoire, dans un univers complexe. Ça me botte ce style d'écriture!
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Bohors
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2009 6:09 am    Sujet du message: Répondre en citant

Heureux que ça vous plaise. J'avoue que l'écrire m'a plut Wink
D'autres nouvelles sont préparation, peut-être qu'elles seront finies un jour...
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