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PLAGUE Ancien


Inscrit le: 12 Déc 2006 Messages: 1682 Localisation: Dans les ruines d'un château
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Posté le: Lun Mai 25, 2009 12:32 pm Sujet du message: DELITS IMAGINAIRES : Ma petite fiction...^_^ |
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Au vu du titre et suite à mon expérience avec les forces de l’ordre, j’ai imaginé une fiction excessivement caricaturale concernant une société dans laquelle la police aurait le droit de sanctionner nos moindres faits et gestes, sous couvert d’un gouvernement qui aurait fait voter un tas de nouveaux délits. Personnellement, si je pouvais décider de la future société que je voudrais gouverner, je pense que ça serait celle que j’ai toujours voulue : un tas de délits plus incroyables les uns que les autres, les punitions qui vont avec évidemment, sinon ça ne me ferait pas autant rire, et des tas de barbelés électrifiés autour pour ne pas que vous puissiez en réchapper. J’en bave déjà d’envie.
Autant que j'ai pris de plaisir à l'imaginer et à l'écrire et en ces temps de crise où toutes les cellules grises sont devenues noires, rions un peu, que diable !
Pour repère, le défilé des heures est en violet, les délits en jaune, et le prix des amendes en orange.
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Vous êtes prêts ? C'est parti !
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Pour ce mois d’août, j’ai 3 semaines à profiter de mes vacances dans le Sud de la France, sur la plage, malgré que je n’aime pas vraiment la plage. Mais bon, je ne veux pas me montrer casse-couilles vis-à-vis du cousin qui m’a proposé de m’héberger.
Gare de Nice-Ville, 9 h 30. Bizarrement mon cousin n’est pas là à m’attendre. Je presse le pas pour sortir du quai et en pleine gare, je vois des tas de policiers, à contrôler autant de sortants que d’entrants, tous gros ou obèses.
Au loin, j’aperçois mon cousin, aux prises avec un policier lui faisant la leçon pour la délinquance nutritive dont il doit faire preuve habituellement pour avoir un physique comme le sien, et donc pour le délit de physique inconvenant qu’il ose présenter aux autres. C’est un peu vrai quand même, il avoisine très largement les 120 kg pour un petit mètre 70 seulement.
Quant à moi, un chien policier renifle avidement le gros sac de sport que je tiens à bout de bras puis se met à aboyer furieusement dans ma direction, les oreilles dressées comme des piques. Le policier me dit de vider mes poches, et je comprends soudainement ce qui fait aboyer le chien : un reste de cake aux fruits. Je sors le paquet, je tends un gros morceau de cake au chien, que celui-ci avale goulûment, et je me vois immédiatement taxée d’un délit d'outrage alimentaire ayant pour but d’amadouer l’animal afin de le détourner de sa mission olfactive.
Mais j'adore les bêtes, je n'ai fait que me montrer amicale ! Mais dans mon tort, je paie cash le prix de l’amende, d’un montant de 110 euros.
Mon cousin et moi étant enfin libérés, nous sortons de la gare et savourons l’espace d’un instant le soleil parfait qui brille sur Nice. Il est à peine un peu plus de 10 heures, et nous avisons le petit café qui vient d’ouvrir ses portes. Nous nous y dirigeons prestement, histoire de prendre un café et un croissant.
Dans ce café comme dans tous les autres lieux, nous ne risquons pas d’être dérangés par ceux qui carburent à la picole dès le petit matin, ni même pas ceux qui auraient eu dans l’idée de nous empester avec la fumée dégueulasse de leur clope, même très discrètement, puisque l’alcool y est désormais interdit et que la cigarette est bannie à l’extérieur comme à l’intérieur. Quoi qu’il en soit, ceux qui sont pris ou dénoncés à fumer sont taxés d’un délit d'outrage à une addiction volontaire pouvant engendrer des maladies cardio-vasculaires ou un cancer.
Dans le café, nous passons commande. Tout en dégustant mon croissant, j’avise un groupe de policiers qui entrent, rebelote contrôle.
L’un des clients est habillé en arlequin, un vrai délire de couleurs à lui tout seul, du genre il porte des mocassins blancs, un pantalon marron avec une chemise jaune fluo, un foulard vert fluo et un haut-de-forme rose, évidemment fluo . Ni une ni deux, il est taxé d’un délit d'outrage à une déclinaison vestimentaire choquante et invité à sortir du restaurant sans même avoir fini le petit-déjeuner pour lequel il a payé.
Je suis en train de ricaner dans mes moustaches quand je réalise qu’un bruit infernal prend de plus en plus de démesure : c’est le cousin qui mange, que devrais-je dire, qui dévore plutôt, ses deux croissants. Deux policiers tournent la tête vers nous, et moi j’essaie tant que je peux d’enfoncer ma tête dans mes épaules tellement je suis gênée par le boucan qu’il fait en mangeant, il ne doit pas s’entendre, c’est pas possible autrement !
C’est vrai, j’avais complètement oublié qu’en plus d’être énorme, il est plutôt négligé et mange très mal. A côté de lui, un campagnard pure souche paraîtrait distingué, c’est dire.
Et voilà, les deux policiers qui nous regardaient arrivent vers nous ! Nullement dérangé et apparemment inconscient du bruit qu’il fait, de la confiture plein le menton, mon cousin trouve parfaitement anormal de se prendre une amende de
55 euros pour le délit de délire masticatoire et intempestif dont il est accusé.
Je viens de terminer de déguster mon croissant, et je sens que mon ventre travaille. Je ne peux pas m’empêcher de lâcher un vent bruyant, et les policiers, qui viennent d'en finir avec mon cousin, m’invitent à sortir du restaurant avec eux. Sur le trottoir, devant ceux qui entrent dans le café, je me vois taxée d’une amende de 150 euros pour le délit de flatulences à risque très élevé d'infestation dans un lieu spécifique. Merci pour la honte.
Nous en terminons avec ces histoires, il est presque midi. Pour nous changer les idées, nous passons chez mon cousin chercher les affaires de plage et des bouquins, pour aller nous détendre et paresser sur le sable. Arrivés sur la plage, nous avisons un coin tranquille au bord de l’eau, malgré que nous soyions bien entourés. Le soleil tape fort, très fort, on doit avoisiner les 32, si ce n’est plus, et mon cousin déplie le parasol. La voisine d’à-côté, une rombière au lifting excessif, se met à gueuler comme un putois à cause du parasol. Une vraie furie !
Une véritable armée de flics déboulent, et mon cousin se prend une amende aussi salée que l’eau de la mer, d'un montant de 80 euros, pour extension manifeste du parasol en vue de cacher le soleil à ses voisins. Mon cousin proteste, il n’a pas fait attention, mais les flics ne veulent rien entendre ! Il s’énerve, il se lève et colle une claque monumentale à la rombière fouteuse de merde, à la force de sa main comparable à une pelle à tarte, et sur ce, il se fait embarquer manu militari pour coups et blessures avec intention de blesser.
Dans cette histoire, mon cousin n’aura pas eu le temps de voir que la rombière s’est fait verbaliser elle aussi, d'une amende carabinée et très certainement méritée... d'un montant de 350 euros, pour le délit de chirurgie modificatrice à outrance. Merde alors, je reste seule sur la plage, j’ai horreur de ça ! Bon gré mal gré, je vais nager un peu, je bouffe quelques glaces, je bois des sodas à n’en plus finir, je pique un ch’ti roupillon, je me paie même le plaisir suprême d’aller à la friterie de l’autre côté de la rue, où j’exagère allègrement sur la mayo. Eh oui, on se refait rarement sur ses pêchés de goinfrerie !
Puis je reviens à la plage, il est exactement 14 h 18. Pour oublier mes soucis, je m’allonge sur ma serviette et je sors un bouquin sur les armes. J’ai à peine tourné la couverture que le bouquin m’est littéralement arraché des mains par un policier qui passait à côté de moi, et qui m’enjoint immédiatement une amende exagérée de 90 euros, pour le délit de lecture prohibée.
J’en ai marre, je remballe les affaires de plage et je me barre. Je redépose tout le barda chez le cousin, je me change et je me grouille de ressortir, direction la gare de Nice, où ma caille au poivre doit arriver par le train de 15 h.
Cette caille est extraordinaire : contrairement à tout un chacun, elle pourrait transporter une pleine valoche de Famas 5,56 qu’elle passerait à travers tous les contrôles, c’en est hallucinant !
Mais bon, le train est en retard, le voilà qui arrive à 15 h 40 !! Et la caille, horrible ! Toute froissée, c’est à croire qu’elle a fait son trajet dans le coin des bagages, coincée entre deux valises ! J’ai une envie de rire qui me tord l’estomac mais je fais l’effort de me retenir, de peur de l’offenser ! Elle a chaud, elle a très soif et donc elle est de très mauvaise humeur, méchante caille ! Au bord de l’assoiffement, on se précipite au premier café que l’on rencontre, où ma caille se régale de 3 demis, avalés à la suite ! Comment elle fait pour boire aussi vite, je me le suis toujours demandée ! Un demi, pour ma caille, n’avoisine que 4 gorgées, pas plus.
Mais décidément, je n’aime pas les hommes qui boivent, et cette caille qui boit trop me met moi aussi de mauvaise humeur. Je lui dis donc de se modérer, qu’elle boit trop, que mon ex ne buvait pas, lui, bref que "Si ça continue, ça va pas l’faire entre nous parce que je hais les picolards."
Quasi immediatly, la caille, encore un demi devant le bec, lève son bras en criant « Poliiiiiice ! ». Un agent ne se fait pas prier pour s’approcher ; la caille lui raconte l’histoire et moi, en entendant ça, je pique une gueulante en lui disant texto : "Mais putain, t’es trop con, toi ! Tu racontes une broutille à un flic ?" Aussitôt, deux procès-verbaux et une amende de 75 euros me sont assignés : l’un pour insulte ayant pour intention le jugement vexatoire et immédiat de la personne qui l’a entendue et l’autre pour insulte par utilisation d’un mot à caractère péjoratif. Un véritable coup de massue !
Alors là, c’en est trop ! Sans attendre de signer mes procès-verbaux, je sors en bousculant tout le monde, et au passage j’assigne, comme j’en ai la (très) mauvaise habitude, une baffe sur la tête de ma caille. Je n’ai pas atteint la porte pour sortir que j’entends un criant "Mademoiselle ! Revenez ici, vite !" Et voilà, un procès-verbal de plus, avec assignation immédiate au casier, sous l’accusation de maltraitance caractérisée par acte de violence manifeste sur espèce illégalement apprivoisée.
Ah c'est vrai, j'avais complètement oublié que ma caille, si fragile, a réussit à se faire inscrire au civil, comme étant une véritable caille ! Quand je vous disais qu'elle est incroyable d'astuces !
Mais avec tout ça, la journée est vite passée, il est presque 17 heures. Nous quittons le café et nous rentrons tous les deux pour un dîner un peu plus au calme, et surtout sans lois ridicules. _________________
PLAGUE - Clan des Epaves
"Je ressusciterais les Morts et j'en ferais une armée invincible."
http://www.youtube.com/watch?v=sjV3sDV0DXU&feature=related |
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Sehrus Fear no evil


Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 2079 Localisation: Trois-Rivières
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Posté le: Mar Mai 26, 2009 10:09 pm Sujet du message: |
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Wow... il faudrait être riche pour vivre dans un monde aberrant comme celui que tu décris... hehehehe
Mais ça s'en vient comme ça par chez nous, pas autant extrême mais disons que depuis quelques années, les municipalités sont devenues avides d'argent et la police donne des contraventions à tord et à travers...
Par exemple, autrefois le stationnement dans les rues, en période hivernale, était interdit de nuit, mais toléré lorsqu'il ne neigerait pas (donc pas de déneigement, donc pas de problèmes avec les voitures dans les rues).
Aujourd'hui, ils donnent des contreventions jusqu'à la date limite en avril, même si il n'y a plus de neige depuis plusieurs semaines à cette date.
Mais c'est toujours la même chanson, il faut taxer, taxer, taxer et taxer...
 _________________ "Trois sortes de gens disent la vérité : les sots, les enfants et les ivrognes" |
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PLAGUE Ancien


Inscrit le: 12 Déc 2006 Messages: 1682 Localisation: Dans les ruines d'un château
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Posté le: Mer Mai 27, 2009 10:01 am Sujet du message: XXX |
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Mais justement, j'ai fais exprès de compiler les actuels contrôles de police et une probabilité plus que minime que bientôt, les prisons soient désengorgées pour un max de délits, au profit d'un tas d'amendes aussi exhorbitantes que je les présentes.  _________________
PLAGUE - Clan des Epaves
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secouriste31 Initié


Inscrit le: 10 Mai 2009 Messages: 160 Localisation: la ville pas si rose et alentour proche, tres proche hôpital!
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Posté le: Sam Juin 06, 2009 9:35 pm Sujet du message: |
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quel imagination...
ca laisse cauchemardeu... _________________ Et du chaos une voix vint me dire:"souris,sois heureux,ça pourrait etre pire"alors je souris,je fut heureux,et ce fut pire...
zog zog akita!
kesskidi?????
il dit qu'il t'emmerde!!! |
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