hocine Initié

Inscrit le: 12 Mai 2009 Messages: 116 Localisation: Afrique du Nord
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Posté le: Mar Mai 12, 2009 2:09 pm Sujet du message: Souvenir d'une journée de guerre |
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Souvenir d’une journée de guerre
C’était en 1962, le cessez le feu après plus de 7 années de guerre, mais le conflit persiste entre les deux communautés de confessions différentes, une faction refusait l’arrêt des combats, le quotidien est fait de tirs, de bombes est roquettes lancés sur l’autre dans une ville de prés de huit cent milles habitants ,ce jour là je remplaçais mon père dans son épicerie ,il était environ 10 h du matin ,je servais une vielle femme je me rappelais bien un paquet de vermicelle fin et un litre de pétrole pour réchaud de cuisine de l’époque .
J’allais avec la bouteille vide vers le fut de pétrole pour la remplir d’un litre ,le fut était prés de l’entrée de l’épicerie et là j’entendais un coup d’un tir de mortier ou roquette je sortais tout dehors de l’épicerie et je regardais les environs et les réactions des passants à ce bruit de tir j’allais me retournais avec ma bouteille vers le fut de pétrole et là je voyais face à moi comme un éclair l’obus de mortier qui alla toucher la façade de la maison face à moi au niveau du balcon du premier étage à environ 7 à 8 mètres de moi j’étais figé debout et je regardait cette explosion assourdissante de feu et de fumée noire le souffle m’envoya au sol ,j’entendais qu’un sifflement dans mes oreilles et mon corps tout engourdi étais presque paralysé ,ma face colée sur le sol entourais de gravats et de poussière je regardais la queue ailée du mortier ou roquette qui tomba à prés d’un mètre de moi et c’est drôle dans ce moment là je ne savais pas si je suis touché je ne pensais ou sentais mon corps , je regardais et absorbé par ce tube métallique ailée ,mon intention se fixa sur lui ,face à terre ,je ne bougeais pas et nous étions face à face et je devrai restais là pendant trois ou quatre voir cinq minutes pour que les secours arrivent on ne s’approche pas des blessés après un premier tir de mortier la deuxième salve d’obus elle est toujours lancée quelques minutes après que les gens aillent aux secours de ceux touché par le première salve et les dégâts humains seront de plus élevés ,on laisse toujours un temps de quatre ou cinq minutes pour s’assurer et on tente de secourir les blessés .
Si je ne sentais pas mon corps, j’étais sonné ,deux parties fonctionnaient faiblement mon cerveau et mes yeux, ils sont concentrés que sur ce tube métallique à trois ailettes , je me disais qu’il me narguait ,je souriais en le fixant ,je me disais il m’attend ,qu’il veut voire son œuvre achevée , il attend que mes yeux se referment pour toujours ,il se trompe ,je voulais étendre mon bras pour l’attraper ,non je n’est pas pu , mon cerveau était en veilleuse il ne commandait pas le reste de mon corps , je commençais à reprendre peu à peu mon esprit ,je regardais un peu plus loin que cette pièce de mort ,malgré que le flash de l’explosion qui persistait dans mes yeux et le sifflement dans mes oreilles je regardais la vielle femme sans le paquet de vermicelles et sans son litre de pétrole à réchaud ,sauvée de l’explosion grâce à un mur de l’épicerie ,elle courait follement en criant les bras au ciel -boumba !! Boumba, une autre personne âgée atteinte depuis longtemps de rhumatismes, un homme, il marchait difficilement des années courbé avec une canne je le voyais paniquait courir comme un lièvre sautant même des cageaux de fruits comme ne le fait le meilleur athlète des 110 m haies, l’explosion a fait un miracle depuis ce jour là il est guéri de ses articulations rhumatismales.
Le temps d’observation allait s’écouler, j’entendais les cris de loin, on me dit de ne pas bouger, tenir bon, on va me secourir, je prenais conscience de la situation, j’essayais de bouger mes mains, mes jambes s’ils sont toujours là
mes parents étaient les premiers là ils ont déboutonné ma veste, la chemise , ils cherchaient si je suis blessé atteint par les éclats de l’obus ,les autres arrivèrent ,la deuxième salve n’a pas eu lieu ,on me demandait si je ressens une douleur ,non je n’est rien ,tout va bien , tout prés de là un homme blessé atteint par les éclats sur le dos une énorme tache brune de sang sur ses vêtements on s’affairait autour de lui ,on me tenait debout ,les secours me pressait avec leurs mains cherchant une éventuelle blessure cachée et moi je cherchais avec mes yeux ce dangereux compagnon ailés de quelques minutes et qui n’est plus là , sûrement aujourd’hui il est chez un témoin de cette époque là et il le gardait comme souvenir de cette journée de guerre . _________________ témoin d'apparition d'ovnis je voulais partager mes témoignages avec les membres du forum. |
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