Le fantôme de Dante

Il devait compléter son oeuvre



 

Durante degli Alighieri, mieux connu sous le nom de Dante, est considéré comme étant l'un des grands poètes de l'histoire. Peu de temps après sa mort, le 14 septembre 1321, ses proches s'aperçurent qu'il manquait une partie de son grand chef-d'oeuvre, la Divine Comédie. Ses deux enfants fouillèrent en vain les appartements de Dante, et ne trouvèrent pas les précieux écrits. Ils avaient cessé d'y croire lorsque, plusieurs jours plus tard, son fils Jacopo vu son père en rêve. Ce dernier lui apparut dans sa chambre, enrobé d'une lueur surnaturelle.

 

 
Jacopo lui demanda alors s’il avait achevé la Divine Comédie. De par un mouvement de tête, Dante répondu à la positive et lui indiqua, dans son ancienne chambre, l'emplacement d'une cachette secrète. Après avoir pris comme témoin un homme de loi qui avait été un bon ami de Dante, Jacopo et son frère vinrent à l'endroit indiqué par l'apparition la nuit précédente.
 
Ils trouvèrent la cachette secrète dans le mur, à l'emplacement exact que Dante lui avait montré. À l'intérieur se trouvaient de vieux papiers couverts de moisissure. Avec grands soins et la précaution nécessaire, ils purent les nettoyer et finalement réaliser qu'ils avaient bel et bien trouvé la partie manquante de la Divine Comédie. Ainsi, sans l'étrange apparition de ce fantôme en rêve, l'un des plus grands poèmes de tous les temps serait demeuré incomplet.
 


Le fantôme de Dante

Source: Strange stories, amazing fact, Reader's Digest - 1979 P. 363




Un poème de la Divine Comédie :


Le Paradis, " La rencontre avec Dieu "



Dans la profonde et lumineuse subsistance
De la haute Clarté, trois cercles m'apparurent,
De trois couleurs mais d'une ampleur égale ;

Comme Iris l'est d'Iris, le second paraissait
Le reflet du premier, et le troisième un feu
Egalement exhalé des deux autres.

Pour ce que je conçois, ah ! combien la parole
Est pauvre et faible ! et ce que conçois,
Près de ce que j'ai vu, est aussi peu que rien.

Eternelle Clarté, qui seule en Toi résides,
Es seule à Te comprendre, et qui Te comprenant
Et comprise de Toi, T'aimes et te souris !

Quand mon regard l'eut un peu observé,
Ce cercle, qui semblait un reflet lumineux
Que Tu aurais en Toi-même conçu,

Et son volume et de sa propre teinte
De notre image apparut figuré ;
Aussi ma vue se plongea-t-elle en Lui.

Ainsi qu'un géomètre appliqué tout entier
A mesurer le cercle et qui point ne découvre
Sans sa pensée le principe qu'il faut,

Je me troublai devant cette merveille :
Je voulais voir comment au cercle s'unissait
Notre image et comment elle y est intégrée.

Mais point n'auraient suffi mes seules ailes,
Si mon esprit n'avait été frappé
Par un éclair, qui mes vœux accomplit.

Ici ma fantaisie succomba sous l'extase.
Mais déjà commandait aux rouages dociles
De mon désir, de mon vouloir, l'Amour

Qui meut et le Soleil et les autres étoiles

 

 


 

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