Les monstres mythiques



Les monstres mythiques (3 parties)





 

Un documentaire sur les monstres mythiques qui peuplent les contes et légendes partout autour du globe. Un vidéo des plus intéressants sur les monstres mythiques et leur impact sur l'imaginaire collectif.

Comme l’écrivait déjà Voltaire en 1764 dans son Dictionnaire philosophique, « il est plus difficile qu’on ne pense de définir les monstres. »

C’est Aristote (384-322 av. J.-C.) qui, dans la Génération des Animaux, donne une première approche de cette définition : « Le monstre est un phénomène qui va à l’encontre de la généralité des cas mais non pas à l'encontre de la nature envisagée dans sa totalité. » Par conséquent, le monstre est une exception, un être rare qui, par certains aspects, est placé hors de la faune commune. Il est la vision inhabituelle que l’on conserve en mémoire et celui que l’on montre et expose comme l’indique son étymologie puisque le terme est issu du latin monstrare (c’est-à-dire "montrer"). Jean Riolan fils, dans sa Dissertation philosophique sur le monstre né à Paris en 1605, explique que les parents de jumelles siamoises les montraient à qui en payait le prix, pour leur plus grand profit. Saint Augustin (354-430), dans La Cité de Dieu, confirme cette définition en écrivant : « Le monstre est celui dont l'aspect nous est inhabituel par la forme de son corps, sa couleur, ses mouvements, sa voix, et même les fonctions, parties ou qualités de sa nature. » Le monstre quitte donc le monde onirique pour devenir réalité. Il devient alors objet d’étude dans le cadre de la cryptozoologie et de la tératologie. Quid, alors, des créatures de légende ? Celles-ci représentent en fait une seconde branche du concept monstrueux : la créature fantastique.