Ogopogo - Le monstre du lac Okanagan

Un dossier de Christian R. Page



 


Lac Okanagan (Colombie-Britannique), 1872.

Susan Allison est inquiète. Debout dans son jardin, elle regarde les nuages qui s’amoncellent de nouveau à l’horizon : de gros nimbostratus noirs et annonciateurs d’un violent orage. Déjà le vent souffle à perdre pied et la pluie est imminente. La femme pense à son mari parti la veille sur son bateau pour rencontrer des commerçants établis sur l’autre rive du lac Okanagan. « Si l’orage éclate, pense-t-elle, John ne pourra pas rentrer.

 

Pire, s’il se trouve sur l’eau à ce moment-là, sa traversée risque d’être des plus mouvementées. » Pendant un instant, elle laisse courir son regard sur le lac en contrebas. La nuit précédente, des orages ont éclaté eu peu partout au-dessus de la vallée de l’Okanagan, déracinant ici et là quelques arbres. Sur l’eau, des branches brisées flottent, témoignant de la violence des bourrasques. Après une brève accalmie, voilà que le vent s’est remis à souffler de plus belle. Sur le lac, les vagues forment des crêtes houleuses et menaçantes. « Rien de très encourageant pour la navigation », se dit la femme. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle remarque cette masse sombre qui se déplace contre le vent, en fendant les vagues. Elle réalise que ce qu’elle croyait n’être qu’un tronc d’arbre à la dérive est en fait un animal aquatique, filiforme, d’au moins 15 mètres de long. Pendant quelques minutes elle suit les évolutions de la bête qui se trouve à 2 kilomètres de distance. Celle-ci se déplace en ondulant le corps comme le ferait une anguille ou un serpent. Elle disparaît finalement derrière une presqu’île.

 

 

Comme beaucoup de pionniers venus s’installer dans la riche vallée de l’Okanagan, Susan Allison a elle-aussi entendu parler de ces légendes de monstres lacustres. Plus jeune des amis Amérindiens lui ont même juré qu’ils avaient vu le serpent géant du lac baptisé Naitaka.

Pendant de longues minutes, Susan Allison reste-là, les yeux fixés sur le lac. Elle ne voit plus les nuages qui s’amoncellent à l’horizon. Même le vent qui souffle n’a plus prise sur elle. Tout son esprit n’est occupé que par un nom : Naitaka… 1

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Le lac Okanagan, qui s’étend sur 135 km pour une superficie de 351 km2,2 est le plus important des six grands lacs de la vallée de l’Okanagan, une cuvette de 210 km de long dans les montagnes rocheuses de la Colombie-Britannique. Avec une profondeur maximale de 244 mètres c’est également l’un des lacs les plus profonds du Canada.3  À en croire les légendes amérindiennes, il serait la demeure du serpent Naitaka ou N’ha-a-itk, le « démon » des eaux.  Incidemment, l’une des îles du lac, près de Penticton, porte le nom de Rattlesnake Island (l’île du serpent à sonnettes). Selon les traditions autochtones, c’est dans les eaux qui baignent cet îlot qu’aurait élu domicile l’étrange créature du lac.4  À Power Creek, une crique qui se jette dans le lac Okanagan, on retrouve aussi des pétroglyphes représentant une curieuse créature lacustre en forme de serpent. 5

Lorsque les premiers colons blancs sont venus s’établir dans la vallée, aux XIXe siècle, les légendes de monstres lacustres étaient déjà omniprésentes dans les traditions locales. Mais les rumeurs ont vite fait place aux observations. 6

En 1860, un certain John McDougall, un métis travaillant pour la compagnie de la Baie d’Hudson, entreprend de faire passer ses chevaux sur l’autre rive du lac. Pour ce faire, il attache les bêtes à son canot et commence sa traversée. À mi-chemin, les chevaux, qui nagent derrière l’embarcation, se débattent et disparaissent sous les flots. McDougall est terrifié. Ce qui a attiré ses bêtes dans l’abîme risque de l’entraîner à son tour. Le Métis tire sur la corde, mais les chevaux ne réapparaissent pas… et son canot s’enfonce dangereusement. McDougall n’a d’autre choix que de couper la traîne pour se libérer de cet agresseur invisible. Il pagaie de toutes ses forces jusqu’à l’autre rive. De nouveau sur la terre ferme, il scrute les flots pendant de longues minutes, espérant voir réapparaître ses bêtes, mais en vain. On ne retrouvera jamais rien des deux chevaux de John McDougall. 7

Dans les années qui suivent, d’autres colons rapportent la présence du mystérieux serpent du lac Okanagan. Parmi eux, Susan Allison qui — au lendemain de son observation de 1872 — commence à documenter les légendes locales et en particulier celles ayant trait à la « bête du lac ». Mme Allison va devenir en quelque sorte la première « historienne » du monstre. 8

Mais en cette deuxième moitié du XIXe siècle, les berges du lac Okanagan sont encore sauvages et les populations clairsemées. Conséquences : les apparitions de la créature lacustre demeurent anecdotiques et tributaires de cette faible démographie. Mais avec le boom économique des années 1920, la vallée de l’Okanagan se développe et avec cet essor les apparitions de la bête se multiplient. C’est à cette époque aussi que la bête se voit affubler d’un nouveau nom — qui la rendra célèbre à travers tout le Canada — Ogopogo. 9

À en croire les témoins, la créature du lac Okanagan serait un animal filiforme d’environ 20 mètres de long. Sa peau serait sombre et lustrée et sa tête semblable à celle d’un cheval. Plusieurs récits font état de deux ou même trois créatures nageant côte à côte, ce qui prouve que Ogopogo n’est pas le seul représentant de son espèce, mais qu’il appartient plutôt à une communauté d’animaux grégaires. 10

À l’été de 1958, un certain William Mark roule sur la rive ouest du lac lorsqu’il remarque ce qu’il a croit d’abord être une « séries de petites embarcations se suivant à la file indienne ». Il s’arrête et descend de voiture. Il constate bientôt que ces « embarcations » sont en fait un chapelet de « bosses » que laissent apparaître des animaux lacustres évoluant à la surface du lac. Par la distance séparant ces « bosses », le témoin en déduit qu’il doit s’agir d’au moins deux animaux nageant l’un devant l’autre. Les créatures sont trop loin pour qu’il puisse les détailler. Il les observe pendant cinq bonnes minutes avant qu’elles ne disparaissent au loin. 11

On estime aujourd’hui à plusieurs centaines le nombre de témoignages sur Ogopogo colligés depuis le siècle dernier. Avec les années la créature est devenue une icône locale. Le gouvernement provincial à même fait planter sur l’une des berges du lac, au sud de Peachland, une plaque rappelant l’existence de la créature.12  À Kelowna, on peut aussi voir une sculpture « grandeur nature » du monstre et, en 1990, la Société canadienne des postes a émis un timbre à son effigie.13  Bref, Ogopogo est au Canada ce que Nessie, le monstre du Loch Ness, est à l’Écosse. Mais contrairement à son célèbre cousin de Highlands, Ogopogo n’a jamais fait l’objet de vraies recherches scientifiques. Jusqu’à présent seules quelques initiatives privées — et pas toujours motivées par des intérêts scientifiques — ont cherché à confirmer ou infirmer l’existence de la bête lacustre.

En 1990 et 1991, deux équipes de la télévision nipponne (NTV) se sont rendus au lac Okanagan pour y réaliser un documentaire sur son célèbre locataire. Les responsables japonais ont affrété pour l’occasion un bateau muni d’un sonar, un hélicoptère, un sous-marin et même un robot submersible téléguide ou ROV (pour Remotely Operated Vehicle). Ils ont aussi engagé plusieurs plongeurs et des experts locaux. À au moins deux reprises, ils ont capté des échos sonars insolites près de Rattlesnake Island, réputée pour être l’antre du monstre. D’après leur interprétation, la « cible » était longue d’environ 9 mètres. À ce jour, l’initiative de la télévision nipponne demeure la plus importante opération du genre jamais menée sur le lac Okanagan. Mais en dépit de leur attirail, les Japonais n’ont rien apporté de très concret sur l’existence de la bête. Faut-il rappeler que leur mission première n’était pas non plus de prouver l’existence d’Ogopogo, mais de faire un documentaire sur le sujet. Or science et télévision sont rarement synonymes. 14

Sur la scène locale, des amateurs enthousiastes, comme Arlene Gaal, la défunte Mary Moon ou John Kirk, le président du British Columbia Scientific Crytozoology Club, se sont intéressés à la bête du lac. Mais faute de ressources financières dignes de ce nom, leurs recherches se sont limitées presque essentiellement à la collecte des témoignages. Des récits comme celui de Dan Basaraba, l’un des rares témoins à avoir vu deux fois la mystérieuse créature lacustre.

 

« Le 9 juillet 2001, je me trouvais à bord d’une embarcation sur le lac Okanagan quand j’ai vu "quelque chose" émergé au loin. La chose se trouvait à 1 mille (1,6 km) de distance. On aurait dit une espèce de serpent de 35 ou 40 pieds (10 ou 12 mètres) de long. Nous étions six personnes sur le bateau et nous avons tous vu ce phénomène. Certains ont pensé qu’il s’agissait peut-être d’une vague, mais la chose se déplaçait verticalement sur le lac, du nord au sud, tout à fait en opposition avec le rivage qui s’étend d’ouest en est. Lorsque que cet objet est apparu à la surface de l’eau, sa peau luisait sous la lumière du soleil. C’était définitivement quelque chose de solide.

« Un an plus tard, jour pour jour (le 9 juillet 2002), je revenais du travail en marchant le long d’une pente qui longe le lac. Soudain, j’ai vu ce qui m’a semblé être deux créatures nageant l’une à côté de l’autre. La surface du lac était très calme et il n’y avait aucune embarcation dans les parages.

« Lors de ces deux observations, je ne cherchais pas à voir la bête du lac. Ces apparitions m’ont pris tout à fait par surprise. C’est arrivé comme ça. Bien sûr comme beaucoup de gens j’avais entendu parler du monstre du lac Okanagan, mais je n’y avais jamais accordé le moindre intérêt. » 15

 

Mis à part les témoignages — trop fragiles pour être considérés dans un débat scientifique — l’existence du monstre lacustre ne repose que sur quelques photographies et films plus ou moins floues montrant ce qui pourrait être Ogopogo… Le plus célèbre de ces films — et de loin le plus intéressant — reste celui réalisé par Art Folden en 1968.

Par un bel après-midi du mois d’août, cet ouvrier de Chase (B.-C.) et sa famille roulait sur l’autoroute 97 au sud de Peachland. À cet endroit la route longe le lac Okanagan et la vue y est imprenable. Soudain, Folden a remarqué une immense forme sombre nageant sous la surface de l’eau. Il s’est aussitôt rangé et, armé de sa caméra 8 millimètres, il est descendu pour mieux détailler le phénomène. La « chose » se trouvait alors à moins de 300 mètres de lui. Elle apparaissait comme une tache sombre évoluant sous le bleu azure de l’eau. Pendant que sa femme et ses enfants criaient d’excitation « C’est Ogopogo, c’est Ogopogo », Art Folden, lui, appuyait sur le déclencheur de sa caméra. 16

Le film d’Art Folden est l’un des tous premiers — sinon le premier — montrant la soi-disant bête du lac. Ce qui le rend si exceptionnel, malgré les années écoulées, c’est son calibrage. Nous savons exactement où le film a été tourné et connaissons la longueur focale utilisée par le caméraman. La lumière est excellente et la présence de buissons en premier plan permet d’évaluer avec précision les dimensions de la « chose ». Celle-ci fait 18 mètres de long pour une largeur d’un mètre à peine.17  Ses mouvements indiquent qu’il s’agit d’un animal vivant et non d’une branche ou d’une vague. Mais là s’arrête toute certitude quant à la nature d’Ogopogo. À ce jour, personne n’a jamais trouvé de carcasse qui aurait pu faire l’objet d’études anatomiques ou de tests ADN. À en croire le Havre Daily News-Promoter du 10 août 1928, un animal inconnu de deux mètres de long, ressemblant à « une anguille, mais avec une tête de mouton » aurait été capturé dans le lac Okanagan. La carcasse aurait ensuite été exhibée au quartier général de la police provinciale à Kelowna.18  Si ces événements sont authentiques, il est déplorable qu’aucun cliché ou film de l’animal n’ait été pris et qu’aucun échantillon de tissu n’ait été conservé pour fins d’analyse.

En Colombie-Britannique, l’Okanagan n’est pas le seul lac réputé pour son étrange locataire.

En 1908, des travailleurs d’un chantier d’abattage qui traversaient le lac Harrison ont vu « une espèce de serpent de mer ». Sa peau était noire et luisante et sa tête ressemblait à celle d’un serpent. L’animal était suffisamment près pour que les témoins puissent détailler ses oreilles et des sortes de moustaches qui lui pendaient à la mâchoire inférieure. Les autochtones de la région croient d’ailleurs que la mystérieuse créature du lac serait responsable de la disparition de plusieurs des leurs. Des apparitions semblables ont aussi été rapportées au lac Osoyoos, au sud du lac Okanagan, au lac Kootenay, près de la frontière du Montana (É.-U.) et au lac Shuswap, juste au nord du lac Okanagan. 19

Depuis les années 1920, les experts en biologie marine ont essayé de rationaliser les apparitions du lac Okanagan. On a d’abord prétendu qu’il devait s’agir d’esturgeons de grande taille. C’est vrai que ces poissons peuvent atteindre des dimensions surprenantes. Dans la rivière Fraser, des pêcheurs ont déjà capturé un esturgeon de 400 kg et d’une longueur de 4 mètres. Le problème avec les esturgeons c’est qu’ils ne correspondent pas aux descriptions des témoins qui parlent plus volontiers d’un animal au corps filiforme, à la peau lisse et doté d’un grand cou qu’il peut sortir hors de l’eau, comme un « périscope ». Les esturgeons sont des poissons au corps écailleux et leur morphologie ne leur permet pas d’émerger leur tête. Sans compter que le ministère des Pêches de la Colombie-Britannique n’a jamais confirmé la présence d’esturgeons dans le lac Okanagan.20  On a aussi prétendu que la créature du lac pouvait être un roi des harengs (ou régalec), un poisson filiforme de la famille des poissons-rubans (regalecus glesne). Ce poisson, au corps excessivement compressé, peut atteindre des dimensions surprenantes. En 1995, des marins américains ont capturé près de San Diego un roi des harengs de 15 mètres de long.21  C’est un poisson de mer excessivement rare (Note I)  qui vit surtout dans les eaux chaudes et tempérées. La plupart des cryptozoologues (spécialistes des animaux inconnus) sont d’avis que ces poissons très particuliers sont certainement à l’origine de plusieurs récits de serpent-de-mer. En 1860, un roi des harengs de 5 mètres de long — découvert échoué sur une plage des Bermudes — a été décrit par la presse locale comme un serpent-de-mer.22  Le hic avec cette hypothèse c’est que les poissons-rubans ne vivent qu’en eau salée. Imaginer — comme certains l’ont fait — une communauté de poissons-rubans remontant la rivière Columbia pour venir s’établir dans le lac Okanagan (un lac d’eau douce) relève du fantasme.23  Les autres candidats : le lamantin (un gros mammifère aquatique), le plésiosaure (un saurien de la préhistoire) ou l’otarie géante cadrent mal avec les caractéristiques connues d’Ogopogo.24  Le lamantin est un animal trapu difficile à confondre avec un serpent ; le plésiosaure a officiellement disparu depuis 80 millions d’années et l’otarie géante n’a jamais été vue ailleurs que dans les livres de cryptozoologie. Ogopogo appartiendrait-il alors à une nouvelle espèce encore inconnue de la science ? Qui sait ?

 


Un régalec (poisson-ruban) de 4,5 mètres, échoué sur la plage de Cabo San Lucas, Mexique,
en octobre 2012 (Source: Meltybuzz)


Le problème avec l’étude des monstres lacustres, qu’il s’agisse d’Ogopogo, de Memphré, le monstre du lac Memphrémagog (Québec), ou de Manipogo, la bête du lac Manitoba (MB), c’est que les preuves quant à leur existence sont beaucoup trop anémiques pour justifier des investissements importants. Mais sans cet argent, il est très difficile, sinon impossible d’apporter des preuves convaincantes, condition sine qua non au financement. C’est un problème insoluble. À moins que mère nature donne un petit coup de pouce au destin en laissant s’échouer la carcasse de l’un de ces animaux sur une plage bondée de scientifiques…

 

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Notes importantes:

1. Le premier spécimen vivant a été filmé en 2001.

 

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Christian Robert Page © Dossiers Mystère TOME 2, (Louise Courteau, Éditrice Inc. 2008), p.149-160
Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l'autorisation de l'auteur.

Véritable enquêteur du paranormal, Christian R. Page et l’équipe de Dossiers Mystère ont parcouru des milliers de kilomètres en quête d’histoires extraordinaires. Vous pouvez écouter sa chronique "Mythes et complots" avec Benoît Dutrizac, chaque semaine au 98,5 FM .

Références:

01. John Kirk, In the Domain of the Lake Monsters (Key Porter Books, 1998), p. 14
02. Mary Moon, Ogopogo (J.J. Douglas Ltd., 1977), p. 17
03. John Kirk, In the Domain of the Lake Monsters (Key Porter Books, 1998), p. 3
04. Arlene Gaal, In Search of Ogopogo (Hancock House Publishers, 2001), p. 123
05- John Kirk, In the Domain of the Lake Monsters (Key Porter Books, 1998), p. 12
06. Mary Moon, Ogopogo (J.J. Douglas Ltd., 1977), p. 28
07. John Kirk, In the Domain of the Lake Monsters (Key Porter Books, 1998), p. 15
08. Arlene Gaal, In Search of Ogopogo (Hancock House Publishers, 2001), pp. 11-12
09. John Kirk, In the Domain of the Lake Monsters (Key Porter Books, 1998), p. 3
10. John Kirk, In the Domain of the Lake Monsters (Key Porter Books, 1998), p. 7
11. Mary Moon, Ogopogo (J.J. Douglas Ltd., 1977), pp. 132-133
12. Arlene Gaal, In Search of Ogopogo (Hancock House Publishers, 2001), p. 123
13. Arlene Gaal, In Search of Ogopogo (Hancock House Publishers, 2001), p. 130
14. Arlene Gaal, In Search of Ogopogo (Hancock House Publishers, 2001), pp. 22-28
15. Entrevue avec Dan Basaraba réalisée le 21 mars 2005
16. Arlene Gaal, In Search of Ogopogo (Hancock House Publishers, 2001), p. 46
17. Collectif, Creatures From Elsewhere (Orbis Publishing, 1984), p. 49
18. Anonyme, Sea Monster is Found in Canada Lake (The Havre Daily News-Promoter, 10 août 1928)
19. Mary Moon, Ogopogo (J.J. Douglas Ltd., 1977), pp. 150-151
20. Anonyme, Was is Ogopogo, or Sturgeon, in B.C. Lake? (Columbian, 8 août 1991)
21. http://www.thejump.net/id/oarfish.htm
22. Richard Ellis, Monsters of the Sea (The Lyon Press, 2001), p. 43
23. Mary Moon, Ogopogo (J.J. Douglas Ltd., 1977), pp. 115-118
24. Mary Moon, Ogopogo (J.J. Douglas Ltd., 1977), pp. 118-124

 

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