Les étranges expériences du Dr T.G. Hamilton

Un dossier de Christian R. Page



 

Winnipeg (Manitoba), 5 avril 1925.

La soirée est encore jeune lorsque la voiture s’immobilise devant une chic demeure du boulevard Henderson, dans le quartier huppé de Westgate. Son conducteur, un homme dans la quarantaine, en descend sans se presser. Pendant un instant — le temps de tirer une dernière bouffée de sa cigarette — il contemple la résidence. Il s’agit d’un petit cottage à deux étages de style hollandais ; une parfaite maison de bourgeois. Si ce n’était de cette lueur derrière une fenêtre du deuxième étage on pourrait croire l’endroit désert. Mais l’homme sait qu’il n’en est rien. En fait, il y a peut-être plus de visiteurs dans cette maison qu’il y a d’invités. Tout en remontant le col de son trench, l’homme s’avance ; monte les quelques marches du portique et sonne. Presque aussitôt une femme d’âge moyen lui ouvre.

-    Bonsoir, vous venez pour la séance ? demande-elle en laissant entrer le visiteur.

-    Effectivement, on doit m’attendre. J’ai un peu de retard…

 

Après s’être débarrasser de son chapeau et de son manteau, l’homme — à l’invitation de l’hôtesse — monte l’escalier menant à l’étage. La grande chambre du deuxième a été aménagée en une salle commune où sont déjà présents une dizaine d’hommes et de femmes. Tous sont assis sur des chaises formant une sorte de « fer à cheval ». Dans la partie ouverte du « fer » se dresse une espèce de penderie noire sans porte. C’est le « cabinet ». Les chaises sont placées de façon à faire face à ce dernier. Sur le mur opposé — donc dos aux invités — une quinzaine d’appareils photographiques ont été montés sur une étagère, leur objectif braqué sur le cabinet. Les appareils sont tous reliés à un déclencheur à distance muni d’une minuterie.

Après les salutations d’usage, l’homme s’assoie pendant qu’un autre invité ferme les lumières. L’obscurité donne à l’assemblée une allure solennelle. En silence, tous les participants se prennent par la main et collent leurs pieds sur ceux de leurs voisins. Ils forment ainsi une chaîne humaine tant par leurs pieds que par leurs mains. Devant eux, au centre du « fer à cheval », une petite table en bois a été placée.
 

Dr Thomas Glendenning Hamilton

 

Pofff….

Ce sont les lampes au magnésium des cameras qui viennent de prendre une première photographie. En une fraction de seconde, les participants ont eu une vision fugace de leurs voisins et de cette table juste devant eux. La minuterie a été ajustée de manière à prendre une photographie toutes les 30 secondes.

Soudain, dans l’obscurité, une voix de femme s’élève.

-    Esprits, amis de l’autre monde, désirez-vous communiquer avec nous ?

Seul le crépitement des lampes aux magnésiums qui se rechargent trouble le silence…

-    Amis, êtes-vous là ? Manifestez-vous ! demande encore la femme.

Pofff… Un nouveau flash au magnésium éclaire la pièce. Même vision furtive de l’assemblée ; même pièce, même table.

Mais bientôt, aux crépitements des lampes, un autre bruit s’impose : celui d’un meuble mal ajusté qui vacille sur ses pattes… Toc! Toc!… Toc! Toc!

-    Je vous en prie, manifestez-vous ! reprend la femme nullement troublée.

Pofff…

Toujours assis sur sa chaise, l’homme au « trench » a bien vu… La table placée devant lui était dressée sur deux pattes, comme si une main invisible en soulevait une extrémité. Bien sûr, la lumière n’a durée qu’une fraction de seconde, mais il en est bien certain.

-    Ils sont là… annonce la femme. Allez, manifestez-vous !

À peine la femme a-t-elle fini son « incantation » qu’un vacarme surprend toute l’assemblée. Au même moment, un nouveau flash éclaire la pièce révélant une scène étonnante : la petite table en bois — jusque-là placée au centre des participants — se trouve maintenant à l’envers, flottant à un mètre au-dessus du sol, à moitié entrée dans le cabinet.

Malgré leur étonnement, personne ne bouge… mais tous ont une pensée pour les appareils photographiques. « Pourvu que la photo soit bonne ! ».  1

 

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Au lendemain de la Première Guerre mondiale, alors que l’on enterre les quelque 8,000,000 de victimes du conflit, l’intérêt pour les recherches psychiques et les communications avec l’au-delà connaîssent un regain sans précédent. En Angleterre, la Society for Psychical Research vit son âge d’or avec des chercheurs comme Harry Price.2  En France, l’Institut Métapsychique International se livre à toute une série d’expérimentations sous les directives du Dr Charles Richet (prix Nobel de médecine de 1913)3. Au Canada, c’est aussi un médecin, le Dr Thomas Glendenning Hamilton, qui va devenir le fer de lance de cette recherche controversée.


Thomas G. Hamilton voit le jour à Agincourt, en Ontario, en 1873. Fils d’une famille de classe moyenne, il passe son enfance en Ontario et en Saskatchewan où ses parents vont s’établir vers 1885.4  En 1903, il sort diplômé de médecine de l’Université du Manitoba et ouvre, l’année suivante, un cabinet à Elmwood, en banlieue de Winnipeg.5 Dans les années qui suivent, il s’implique dans de nombreuses associations caritatives. En 1915 il est élu membre de l’Assemblée législative provinciale. Cinq ans plus tard, il est nommé secrétaire de l’Association Médicale du Manitoba.6 Mais derrière ces fonctions « officielles », le brave Dr Hamilton voue un intérêt dévorant pour l’étude des phénomènes psychiques.


En 1918, des amis lui parlent de spiritisme et de l’histoire de Pearl Curran, une ménagère de St-Louis (Missouri / É.-U.) qui, par l’intermédiaire d’une âme désincarnée — du nom de Patience Worth — recevrait des messages de l’au-delà. Dans de nombreux cas, lui dit-on, ces communications spirites seraient accompagnées de déplacements d’objets ou de coups frappés dans les murs.7  Hamilton, lui-même bientôt éprouvé par la mort de l’un de ses fils 8, décide d’étudier ces soi-disant manifestations d’outre-tombe. Pour ce faire, il organise une série d’expériences simples susceptibles de répondre à quatre questions fondamentales.

  • L’homme possède-t-il réellement des habiletés PSI lui permettant de bouger des objets uniquement par le pouvoir de sa volonté (la télékinésie) ou de communiquer par la pensée (la télépathie) ;

  • Ces habiletés peuvent-elles être mesurées et étudiées de façon rigoureuse ;

  • Ces habiletés sont-elles psychologiques, physiques ou les deux ;

  • Enfin, ces habiletés survivent-elles à la mort physique des individus.
    En d’autres termes : Y a-t-il une survie après la mort ? 9


Dans un premier temps, Hamilton aménage un « laboratoire » dans la grande chambre du 2ième étage de sa résidence du boulevard Henderson.10  Ensuite, il se livre à des expériences visant à démontrer la réalité de la télépathie et de la télékinésie. Comme « observateurs » et « sensitifs », le praticien fait appel à des gens qu’il connaît bien et qui ont toute sa confiance. Ceux-ci deviennent le « Cercle Hamilton ». Pour minimiser les risques de fraude, aucun des participants n’est rémunéré.11  Une règle que maintiendra toujours Hamilton. Encouragé par ses résultats — et en particulier au chapitre de la télépathie — le chercheur décide de poursuivre avec les communications médiumniques. D’emblée il fait monter dans son laboratoire un « cabinet spirite ».12  Il faut dire qu’à l’époque il est de croyance populaire que les performances des médiums peuvent être améliorées si ces derniers sont placés à l’intérieur d’un isoloir, une boite qui n’est pas sans rappeler une cabine téléphonique.


Durant les années 1920, Hamilton et ses collègues étudient tous les phénomènes associés aux communications spirites : écriture automatique, lévitation de tables et, surtout, les manifestations d’ectoplasmes (ou téléplasmes).13


L’ectoplasme est une substance qui se dégagerait du corps de certains médiums — en particulier par le nez, les yeux ou les oreilles — et dont la matérialisation éphémère formerait des parties du corps humain, un corps entier ou des objets divers.14  C’est l’étude de ces ectoplasmes qui va hisser T. G. Hamilton au rang des plus grands chercheurs en parapsychologie.

 

Une médium produisant un ectoplasme durant expérience de Hamilton
La médium Mary. M. produisant un ectoplasme

 


Fidèle à sa règle, Hamilton ne fait appel qu’à des médiums non-professionnels, bénévoles, qu’il connaît personnellement et qui acceptent de se soumettre à toutes les mesures de contrôle imposées.


Les « séances » se déroulent toujours de la même manière. À son arrivé, le médium est fouillé de façon à s’assurer qu’aucune substance étrangère ne puisse être introduite dans le laboratoire. Ensuite, une fois dans la pièce, le spirite est invité à s’asseoir dans le « cabinet » et à tendre ses mains à des participants placés de part et d’autre de l’isoloir. Durant toute la tenue de l’expérience, les mains du médium ne quitteront pas celles de ses « gardiens ».15  Pendant la transe, le médium demande aux esprits de se manifester par le biais de l’ectoplasme, ce qui donne lieux à des apparitions tout à fait spectaculaires. Des écoulements blanchâtres se forment à partir de la bouche ou des oreilles du médium, des écoulements qui forment des mains ou des visages. Certes, l’expérience se déroule dans l’obscurité la plus totale, mais des appareils photographiques prennent des clichés à intervalle régulier et des observateurs sont assis autour du médium en se tenant eux-mêmes par la main (au cas ou l’un d’entre eux voudrait se faire complice d’un arnaque). 16

 

« Lorsque Hamilton a commencé à s’intéresser aux communications spirites, explique Stan McMullin, auteur de Anatomy of a Seance, une étude sur le spiritisme au Canada, il a vite réalisé que pour protéger sa réputation il devait aller au-delà des aspects les plus "spectaculaires" du phénomène. C’est pourquoi il a beaucoup misé sur la photographie. Dans l’univers de la recherche psychique, il a eu beaucoup de scientifiques ou de pseudo-scientifiques et leur intérêt en grande partie a été motivé par ces nombreuses photographies qui circulaient à l’époque. Il y avait un grand respect pour la photographie. Les gens croyaient fondamentalement en la véracité des photographies. Dans la presse, elles étaient le support de l’information.


« Hamilton était médecin, une position enviable dans la communauté, d’où la nécessité d’être doublement prudent. Il a donc mis en place des mesures de contrôle pour éviter d’être dupé, la photographie étant la plus importante. Les clichés réalisés par Hamilton étaient en quelque sorte une caution indépendante sur la réalité des phénomènes qu’il étudiait. Il pouvait donc exercer ses recherches sans craindre les attaques personnelles. Sa façon de travailler respectait un protocole scientifique rigoureux et les photographies étaient autant de preuves — les meilleurs croyaient-on à l’époque — à l’appui de son sujet d’étude ». 17

 

Entre 1928 et 1933, T.G. Hamilton organise des dizaines de séances du genre. Des invités triés sur le volet viennent des quatre coins du monde pour assister à ces expériences ou simplement pour discuter de recherches psychiques. Parmi eux figurent le romancier Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes, et le futur Premier ministre du Canada, William L. Mackenzie King. Dans les milieux de la recherche parapsychologique, le cottage du boulevard Henderson est jugé comme l’un des plus importants laboratoires de recherche sur les phénomènes spirites. Durant ces années, Hamilton réalise des centaines de photographies montrant ces phénomènes à divers stades d’évolution. C’est la plus importante collection du genre au monde.18


Thomas Glendenning Hamilton décède le 7 avril 1935. Au moment de sa mort il travaillait à l’écriture d’un manuscrit qui ne sera publié qu’en 1942, Intention and Survival : Psychical Research Studies and the Bearing of Intentional Actions by Trance Personnalities and the Problem of Human Survival. Hamilton y endosse ouvertement l’hypothèse de la survie de l’âme. Selon lui, seule l’explication survivaliste peut rendre compte des fantastiques prouesses dont lui et ses compagnons ont été les témoins.19


Une certitude que ne partage pas tout le monde…


Aujourd’hui l’extraordinaire collection de T.G. Hamilton est soigneusement conservée à l’Université du Manitoba, à Winnipeg.20  On peut y voir les nombreuses photographies « ectoplasmiques » prises lors de ses séances spirites. Si certaines d’entre elles sont convaincantes, d’autres en revanche sont pour le moins douteuses, voire risibles. Sur plusieurs clichés, l’ectoplasme ressemble plus à du coton à fromage qu’à un « fluide corporel ». Parfois, ces mêmes ectoplasmes montrent des visages miniatures qui tiennent plus de mauvaises découpures de magazines que de projections de l’au-delà. Difficile de ne pas y voir une habile supercherie. Pourtant, les chercheurs qui se sont penchés sur les travaux du Dr Hamilton rejettent la possibilité que le praticien ait volontairement porté son concours à un arnaque. Son honnêteté — tout comme celle de ses collaborateurs — n’a jamais été mise en doute.21

 

Une médium produisant un ectoplasme durant expérience de Hamilton . . Une médium produisant un ectoplasme durant expérience de Hamilton
La médium Mary M. produisant un ectoplasme.

 

Ces gens appartenaient à l’élite locale et jouissaient d’une crédibilité sans faille. Ils avaient beaucoup trop à perdre pour les imaginer participant à une fraude. Au contraire ! Durant ces années, ils ont fait de leur mieux pour maintenir un haut standard dans leurs mesures de contrôle. Les médiums étaient fouillés, les appareils photos contrôlées avant chaque expérience et tous les observateurs se tenaient par la main durant les séances. Aucun d’entre eux n’aurait pu quitter les rangs (pour se faire complice du médium) à l’insu de ses compagnons. Qui plus est, à la fin de chaque séance un procès-verbal des événements observés était signé par chacun des participants.22  Il est peu vraisemblable que tous ces gens aient donné leur aval à un tel canular.


Hamilton et ses collègues ont-ils pu alors être trompés par les médiums ? C’est possible ! Après tout, à certaines occasions, plus d’un médium étaient présents et la possibilité d’une collusion est toujours envisageable.23  Bien sûr, d’aucuns pourraient rappeler les mesures de contrôle mises en place par Hamilton, mais ces mesures dépendaient surtout de la vigilance de ses collaborateurs, pour la plupart des notables et des scientifiques. Or, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les scientifiques sont des gens plutôt faciles à duper. À titre d’observateurs, Hamilton aurait sans doute été mieux servi par des magiciens ou des prestidigitateurs, des gens familiers avec l’art de la triche. Mais cela n’explique pas la motivation. Si Hamilton a été trompé par des charlatans, que cherchaient-ils ? La gloire ? Leur identité n’a jamais été publiée. Dans les procès-verbaux tous les médiums ne sont désignés que par leurs initiales.24  L’argent ? Aucun des médiums n’a jamais touché un centime. Une satisfaction personnelle ? Plusieurs des médiums étaient des amis de T.G. Hamilton, de sa femme (Lillian) ou de ses proches collaborateurs. Qu’auraient-ils gagné à tromper leurs amis ? Ce plaisir narcissique — si plaisir il y a eu — valait-il vraiment le risque d’être découvert ?


À l’époque de T.G. Hamilton, la photographie était considérée comme une preuve irréfutable. « La caméra ne ment pas », disait-on à l’époque. Aujourd’hui, la photographie n’a plus cet aura d’absolu. Pour croire en la réalité de ces ectoplasmes, il aurait été plus profitable d’en conserver un échantillon pour analyse plutôt que de le photographier. D’ailleurs — et à juste titre — les sceptiques font remarquer qu’aujourd’hui plus aucun médium ne produit de ces ectoplasmes jadis si populaires. « De nos jours, argumentent-ils, une analyse aurait tôt fait d’éventer la fraude ». Possible… mais le problème est peut-être plus profond.

« Le fait que les médiums ne produisent plus d’ectoplasmes amène certains à penser que ces phénomènes n’existent pas ou qu’ils n’ont jamais existé, explique Chris Rutkowski, auteur de Unnatural History : True Manitoba Mysteries. C’est malheureux. Je pense qu’il faut tirer une leçon des travaux de Hamilton. Il y a presque un siècle, lui et ses collègues, parmi lesquels se trouvaient des gens influents — dont Isaac Pitblado, un juriste important, et le Dr Bruce Chown, un médecin très en vue de Winnipeg — ont cru que ces phénomènes étaient réels et qu’ils méritaient d’être étudiés scientifiquement. Et c’est ce qu’ils ont fait. C’est ce genre d’initiative qui fait défaut aujourd’hui. Même si l’on croit qu’un phénomène est impossible cela ne signifie pas qu’il le soit forcément.


« Je pense que les recherches de T.G. Hamilton sont fascinantes parce qu’elles nous rappellent que quel que soit le phénomène — même jugé "impossible"  — il y a toujours place à une étude sérieuse et rigoureuse. C’est d’ailleurs le mandat de la science d’étudier ces phénomènes inconnus qui échappent à notre compréhension. Une initiative comme celle de Hamilton est beaucoup plus fertile que de dire : «Je n’étudierai pas ces phénomènes parce que je n’y crois pas." Ce genre d’attitude n’a rien de scientifique.» 25

 

Quoiqu’il en soit, les expériences de T.G. Hamilton — et ses centaines de photographies — continuent de soulever la controverse. Faut-il y voir la naïveté d’une époque ou la preuve d’une quelconque survie de l’âme ?

Une chose est certaine : 70 ans après la mort de T.G. Hamilton, la ruée vers l’âme demeure toujours la plus grande — et la plus insaisissable — des quêtes spirituelles. L’ultime passeport vers l’éternité.

 

 

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Christian Robert Page © Dossiers Mystère TOME 21, (Louise Courteau, Éditrice Inc. 2008), p.45-56
Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l'autorisation de l'auteur.

Véritable enquêteur du paranormal, Christian R. Page et l’équipe de Dossiers Mystère ont parcouru des milliers de kilomètres en quête d’histoires extraordinaires. Vous pouvez écouter sa chronique sur le paranormal avec Benoît Dutrizac, chaque semaine au 98,5 FM .

Références:

01. Stan McMullin, Anatomy of a Seance (McGill-Queen’s University Press, 2004), p. 192
02. Grégory Gutierez & Nicolas Maillard, Les aventuriers de l’esprit (Presses du Châtelet, 2005), p. 261
03. Grégory Gutierez & Nicolas Maillard, Les aventuriers de l’esprit (Presses du Châtelet, 2005), p. 414
04. Stan McMullin, Anatomy of a Seance (McGill-Queen’s University Press, 2004), p. 181
05- Chris Rutkowski, Unnatural History, true Manitoba Mysteries (Chameleon Publishers, 1993), p. 102
06. Chris Rutkowski, Unnatural History, true Manitoba Mysteries (Chameleon Publishers, 1993), p. 102
07. Stan McMullin, Anatomy of a Seance (McGill-Queen’s University Press, 2004), p. 182
08. Stan McMullin, Anatomy of a Seance (McGill-Queen’s University Press, 2004), p. 181
09. John Robert Colombo, Mysterious Canada (Doubleday Canada, 1988), p. 292
10. John Robert Colombo, Mysterious Canada (Doubleday Canada, 1988), p. 292
11. Stan McMullin, Anatomy of a Seance (McGill-Queen’s University Press, 2004), p. 183
12. Stan McMullin, Anatomy of a Seance (McGill-Queen’s University Press, 2004), p. 183
13. John Robert Colombo, Mysterious Canada (Doubleday Canada, 1988), p. 292
14. Rosemary Ellen Guiley, Ghosts and Spirits (Checkmark Books, 2000), p. 116
15. Chris Rutkowski, Unnatural History, true Manitoba Mysteries (Chameleon Publishers, 1993), pp. 106-109
16. Walter Mayer zu Erpen, The Quest for Immortality (2002), p. 13
17. Entrevue avec Stan McMullin réalisée le 15 juillet 2005
18. John Robert Colombo, Mysterious Canada (Doubleday Canada, 1988), pp. 292-293
19. John Robert Colombo, Mysterious Canada (Doubleday Canada, 1988), p. 293
20. Walter Mayer zu Erpen, The Quest for Immortality (2002), p. 13
21. Walter Mayer zu Erpen, The Quest for Immortality (2002), p. 15
22. Entrevue avec Walter Mayer zu Erpen le 25 mars 2005
23. Chris Rutkowski, Unnatural History, true Manitoba Mysteries (Chameleon Publishers, 1993), p. 109
24. Walter Mayer zu Erpen, The Quest for Immortality (2002), p. 15
25. Entrevue avec Chris Rutkowski réalisée le 29 mars 2005

 

 

 

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