Le mystère de l'Île-aux-Chênes

Un dossier de Christian R. Page



 

Île-aux-Chênes (Nouvelle-Écosse), 17 août 1965.

Il est 14 h 45. Les mains dans les poches, Robert Restall (59 ans) se dirige vers Smith’s Cove, une anse peu profonde située à la pointe sud de l’île. Restall, un ancien cascadeur de cirque reconverti en chasseur de trésor, y a récemment creusé un puits de neuf mètres de profondeur, mais l’eau de mer s’y est infiltrée. Pour assécher l’excavation, il a dû se résoudre à faire installer une pompe.

Sans même retirer les mains de ses poches, Restall se penche au-dessus du puits. Tout en bas, une eau noire et boueuses continue d’en interdire le fond. Soudain, il est pris d’un malaise ; ses jambes se dérobent sous lui et il plonge tête première, déjà inconscient, au fond du puits.

 

Quelques minutes plus tard, Robert Restall fils découvre le corps de son paternel à moitié-immergé. Il appelle à l’aide et se précipite sur l’échelle menant au fond du puits. Il n’a hélas que le temps de descendre quelques barreaux qu’il est pris à son tour d’étourdissements. Comme son père, il plonge dans les eaux boueuses du puits.

Attirés par les cris de Restall, un jeune ouvrier, Karl Graeser, court vers l’excavation. Il y voit les corps des deux Restall, père et fils. Il se lance sur l’échelle ; descend quelques barreaux ; tourne de l’œil et perd pied.

Deux autres travailleurs, Cyril Hiltz et Andy DeMont arrivent à la rescousse, mais finissent eux-aussi au fond du puits, victimes de cet étrange malaise.

 

Archives nationales de la Nouvelle-Écosse

 

À quelques mètres de là, des touristes qui visitent l’Île-aux-Chênes sont témoins du drame. Le temps d’appeler des secours, il est déjà trop tard pour quatre des travailleurs : Robert Restall, père et fils, Karl Graeser et Cyril Hiltz. Seul le jeune Andy DeMont est tiré vivant du funeste puits.

L’autopsie va révéler que les victimes sont mortes noyés. Le médecin légistes suppose qu’en raison d’un mauvais fonctionnement de la pompe a essence, l’air du puits s’est saturé en monoxyde de carbonne. Ce sont ces vapeurs qui auraient provoqué l’évanouissement des travailleurs. 1

En ce mardi après-midi de 1965, la chasse au trésor de l’Île-aux-Chênes vient d’atteindre un nouveau sommet. Après les millions de dollars déjà investis, voilà que cette quête réclament maintenant quatre vies humaines. Une facture salée pour une aventure qui n’a jamais rapporté le moindre denier…

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À l'été de 1795, Daniel McGinnis, un adolescent de 16 ans, décide d'explorer en solitaire l'Île-aux-Chênes : une terre minuscule et inhabitée longue d'à peine 1,500 mètres dans la baie de Mahone, à quelque 80 kilomètres au sud-ouest de Halifax (N. É.).2  La rumeur locale veut que l'île soit hantée par des fantômes et autres créatures maléfiques.3 Certains colons gardent encore le souvenir lointain de lumières mystérieuses vues dans l'île à la tombée de la nuit.4 Et c'est probablement beaucoup plus par goût du défie que par celui de l'aventure que ce matin là le jeune McGinnis débarque dans l'île.


Marchant avec précaution dans l'épaisse forêt de chênes, le jeune explorateur ne tarde pas à découvrir une vaste zone déboisée. Sur plusieurs mètres, des dizaines d'arbres ont été abattus à la hache. Seul un vieux chêne, au milieu des souches coupées, semble encore veiller à l'abattage depuis longtemps interrompu. Une vieille poulie de bois, comme celle utilisée sur les gréements des navires, pend inutile à une branche basse et à demi-sectionnée. À la verticale de ce palan, une dépression circulaire de 4 mètres de diamètre marque encore le sol, comme si quelqu'un y avait enseveli un précieux secret. 5


À en juger par l'état de la végétation, les travaux doivent remonter à plusieurs années, voire des décennies. Pour le jeune McGinnis, ces « travaux » ne peuvent être que l’œuvre de pirates et de flibustiers. Il est d’ailleurs notoire que jadis des pirates ont utilisé les nombreuses îles de la baie de Mahone pour se mettre à l'abri de leurs poursuivants. Et évidemment qui dit pirates… dit trésor. 6


De retour chez lui à Chester, McGinnis informe de sa découverte deux de ses amis, John Smith et Anthony Vaughan. Dès le lendemain matin, n'ayant pour tout équipement que des pelles et des seaux, les trois adolescents retournent dans l'île. Ils vont y entreprendre la plus incroyable chasse au trésor de l'histoire, celle du mystérieux et impénétrable Puits de l'argent (Money Pit). 7


À 3 mètres (10 pieds), le trio se butte à une épaisse plate-forme faite de madriers de chêne de 15 centimètres d'épaisseur. Cette fois il n'y a plus de doute : quelqu'un a bien enseveli quelque chose dans ce trou. Espérant y découvrir un coffre débordant d'or et de joyaux, les garçons dégagent fébrilement la plate-forme. Mais à leur grande déception, ils ne trouvent que la terre argileuse du puits. Trois mètres plus bas, une autre plate-forme leur bloque de nouveau la route ; puis, encore 3 mètres plus bas, une troisième plate-forme. La « chasse au trésor » prend une tournure inattendue. Conscients de ne pouvoir creuser plus profondément — faute de moyens — les adolescents abandonnent leur quête.8  Ils mettront huit ans avant de revenir dans l'île. 9


En 1803, McGinnis, Vaughan et Smith (lequel entre-temps s'est rendu propriétaire de tout l'est de l'île) retournent sur le site. Ils sont accompagnés d’une dizaine d’ouvriers enthousiastes qu’ils ont convaincus de se joindre à l’aventure. Rapidement, les « terrassiers » retrouvent l'emplacement du puits et recommencent à creuser. Trois mètres plus bas, ils rencontrent une nouvelle plate-forme en chêne, mais, à la différence des trois premières découvertes neuf ans plus tôt, celle-ci a été rendue étanche par du mastic. Puis, successivement, tous les trois mètres, ils dégagent d'autres plates-formes. Certaines sont faites uniquement de billes de bois, d’autres ont été solidifiées avec du mastic et même de la fibre de noix de coco : un matériau plutôt exotique sous ces latitudes. 10

    
À 27 mètres, sur la 9ième plate-forme, les hommes découvrent une pierre plate couverte de symboles étranges, des sortes de hiéroglyphes. Il est clair que ses auteurs l’ont laissée-là intentionnellement, mais pourquoi ?11  Incapables d’en interpréter le sens, les ouvriers l’écartent sans s’en soucier.Note I Ils enfoncent ensuite une barre de mine au travers des billes de chênes. L'outil heurte quelque chose de dur qui occupe toute la largeur du puits : on dirait du bois… un bois plus moue que le chêne. Pourrait-il s’agir enfin du trésor ? Mais comme le soir tombe rapidement sur la baie de Mahone, les hommes préfèrent remettre au lendemain le démantèlement de la plate-forme. Hélas, lorsqu’ils reviennent dans l'île, c'est pour y découvrir un puits inondé jusqu'à 10 mètres de la surface. Ils tentent d'échopper à l'aide de seaux, mais sans succès.12 Les travaux sont interrompus pour le reste de l'année. Le printemps suivant, question de contourner le puits déjà inondé, les chasseurs de trésor creusent un autre tunnel d'accès. L'aventure prend fin abruptement quand de l'eau — venu d'on ne sait où — inonde toute la galerie. Ruinés — et découragés — les terrassiers s'avouent vaincus. La suite, n'est plus qu'une longue succession d'échecs et de déceptions. 13

 

Vue aérienne de la mine de Oak Island, le puis aux trésors de l'île-aux-Chênes
National Geographic Society - Undersea Treasures



En 1849, un nouveau syndicat, la Truro Company, localise à 27 mètres sous le puits original deux ou trois coffres en bois. On tente de récupérer le « butin » en creusant un nouveau puits — un troisième — à proximité du puits original. Malheureusement, comme lors de la tentative infructueuse de 1804, tout s'inonde.14 L'année suivante, une récidive se solde également par un échec. Les ouvriers constatent alors que l’eau du puits est salée : il s’agit donc de l’eau de mer. Vouloir pomper l’eau du puits équivaut à vouloir y pomper l’océan Atlantique ! C'est à ce moment-là qu'on découvre l'ingénieux mécanisme de protection du Puits de l’argent. En explorant la plage de Smith’s Cove, les ouvriers découvrent qu’un muret de galets y a été construit et solidifié avec de la fibre de noix de coco. Derrière se cache l’entrée d’un canal d’irrigation qui, à marée haute, amène l’eau de mer directement dans le puits principal.15 Le bourbier aurait bien sûr pu être évité si, lors des travaux de 1803, les ouvriers avaient bloqué ce canal avant d’essayer de retirer la 9ième plate-forme, celle placée à 27 mètres de profondeur. Mais qui aurait pu s’en douter ? À moins que ce secret n’ait été celui de la mystérieuses « pierre aux hiéroglyphes » découverte justement sur cette plate-forme ?


En 1861, la Oak Island Company — composé d’anciens investisseurs de la Truro Company — débarque dans l’île. On réouvre le chantier abandonné 20 ans plus tôt et nettoie les excavations en partie éboulées. Avec de nouvelles foreuses, on recreuse jusqu’à 27 mètres, le niveau atteint par les ouvriers de la Truro Company. On creuse aussi une galerie latérale espérant pouvoir contourner le canal d’irrigation. C’est un échec. Après quelques mètres, l’eau s’y engouffre rendant le tunnel tout à fait impraticable. Mais on ne désespère pas. On décide de creuser un autre puits à quelques mètres de l’original. L’idée est de passer à côté du canal d’irrigation pour pouvoir se rendre en dessous du niveau des 27 mètres où, croit-t-on, se trouve toujours le butin. Ce projet est le plus ambitieux depuis la découverte du Puits de l’argent. Au plus fort des travaux, une soixantaine d’hommes et une trentaine de chevaux travaillent au chantier de l’Île-aux-Chênes. Les alentours immédiats du puits commencent de plus en plus à ressembler à un fromage suisse. À l’automne, les hommes ont atteint 33 mètres. Ils n’iront pas plus loin. Dans un fracas épouvantable, le nouveau puits s’effondre. On suspend les travaux pour l’hiver. 16


Le printemps suivant, les ouvriers décident de s’attaquer au canal d’irrigation avant de reprendre le forage du Puits de l’argent. Il est impératif d’empêcher l’eau de s’infiltrer dans le canal. On érige un barrage à Smith’s Cove, mais celui-ci s’effondre à la première tempête. On creuse de nouvelles galeries qui s’écroulent à leur tour. Après des mois de vains efforts, la Oak Island Company baisse les bras. Ses coffres sont vides et ceux de l’Île-aux-Chênes refusent de s’ouvrir. 17


En 1893, un jeune vendeur d’assurance de Boston (MA), Frederick Blair, forme la Oak Island Treasure Company. Comme ses prédécesseurs, Blair a bien compris qu’il doit d’abord venir à bout du canal d’irrigation s’il veut percer le secret du Puits de l’argent. Il embauche une nouvelle génération d’ouvriers et fait amener dans l’île des foreuses dernier cri.Note II  Les terrassiers creusent bientôt de nouveaux tunnels sur le parcours du canal d’irrigation. Si on ne peut pas empêcher l’eau d’y entrer, peut-être pourra-t-on la détourner ?18 En vidant un colorant dans le puits principal, les ouvriers remarquent que la teinture se jette dans la mer à deux endroits : à Smith’s Cove et à South Shore Cove. On réalise alors que ce n’est pas UN mais DEUX canaux qui amènent l’eau au puits.19 Durant ces travaux, les ouvriers font une découverte guère plus réjouissante. En forant dans le puits original, on découvre que les « coffres » localisés en 1803 au niveau des 27 mètres — juste avant que le puits s’inonde — ont disparus.20 On suppose que les effondrements à répétitions ont entraîné les coffres plus loin dans le sous-sol. Mais où ? Existe-t-il sous l’île une rivière ou une caverne où le butin aurait pu glisser ? En forant plus profondément, les hommes localisent à 47 mètres ce qui semble être une voûte faite de ciment, comme une chambre forte.21 Serait-ce une nouvelle cache ? La Oak Island Treasure Company va poursuivre ses travaux jusqu’en 1909, sans toutefois mettre la main sur le trésor.


Les décennies suivantes voient défiler dans l’île de nouveau aventuriers, tous convaincus d’en ramener le magot tant convoité. Pour ce faire, ils construisent de nouvelles galeries et de nouveaux puits. Ils élèvent des batardeaux pour bloquer l'eau arrivant par les canaux d'irrigation, des digues de fortunes — comme celles déjà mises en place par les ouvriers de la Oak Island Company — qui s’effondrent aux premières marées. Ils dynamitent le parcours de ces mêmes canaux, sans succès.


En août 1965, quatre chasseurs de trésor, Robert Restall et son fils Bobbie, Karl Graeser et Cyril Hiltz se noient dans les eaux boueuses du Puits de l’argent.22 Mais le drame ne décourage leurs successeurs. En 1971, un groupe d'investisseurs montréalais, la Triton Alliance, fait descendre une caméra submersible à quelque 76 mètres de profondeur. À en croire certains comptes-rendus, les images montrent la présence de coffres et d'une main de squelette — une signature macabre souvent associée aux pirates.23


Aujourd’hui, les travaux dans l’Île-aux-Chênes sont pratiquement au point mort, conséquence d’une longue bataille juridique entre les deux principaux actionnaires de la Triton Alliance, David Tobias et Dan Blankenship.


Mais quel est donc ce mystérieux trésor enfoui au fond du puits ?


Les hypothèses sont légions. On a évoqué le trésor du célèbre capitaine Kidd 24, les joyaux de Marie-Antoinette 25 ou encore un obscur butin dérobé lors de la guerre d'Indépendance américaine.26  Certains ont même proposé le Saint Graal, cette coupe utilisé par le Christ lors de la dernière cène 27, ou encore le trésor légendaire de l'ordre des Templiers.28  D’autres favorisent plus raisonnablement le butin du capitaine Francis Drake29,  un corsaire anglais qui se serait emparé de plusieurs galions espagnols au XVIe siècle.30  Un chercheur a même découvert, dans les archives de Séville (Espagne), que Drake avait sillonné l'Atlantique-Nord en 1587.31  Or, de récentes analyses au carbone 14, effectuées sur des morceaux de chêne extraits du Puits de l’argent, donnent à penser que celui-ci aurait été construit entre 1500 et 1650. 32
 

Au problème du « contenu » s’ajoute aussi celui du « contenant ». Qui a construit le Puits de l’argent ? Et comment ses ingénieurs s’y sont-ils pris ? Construire une cache comme celle de l’Île-aux-Chênes a dû nécessiter l’emploi d’au moins 500 hommes pendant six mois (ou l’équivalent). Comment un tel chantier a-t-il pu passer inaperçu aux yeux des riverains ? D’où les ingénieurs tenaient-ils également leur savoir-faire ? Des caches complexes ont bien sûr été découvertes à Haïti et à Madagascar — l’œuvre de pirates — mais rien d’aussi élaboré qu’à l’Île-aux-Chênes.33 Pourquoi d’ailleurs aussi complexe ? L’idée de cacher un trésor c’est de pouvoir le récupérer ultérieurement. On imagine mal des pirates se donnant autant de peine pour dissimuler leurs rapines, s’ils comptaient les récupérer par la suite. Un simple trou au pied d’un arbre aurait suffi.


Jusqu'à présent, la quête de l'Île-aux-Chênes a coûté des millions de dollars, des rivières de sueur et au moins cinq vies humaines. Une facture élevée quand on pense qu'à ce jour aucun objet de valeur n'a jamais été remonté du fameux puits. Le problème ici est que, contrairement à toutes les autres chasses au trésor, on sait exactement où chercher mais on ignore toujours ce que l'on cherche.


Le mystère du Puits de l’argent reste pour le moment aussi inaccessible que son hypothétique trésor.


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Notes importantes:

1. En 1865, la « pierre aux inscriptions » a été transportée à Halifax où elle a été exhibée dans la vitrine d’une boutique locale. Dans les semaines qui ont suivi, un professeur de langues de l’université Dalhousie d’Halifax a fait savoir qu’il en avait déchiffré le massage. Selon lui, l’inscription disait : « Quarante pieds plus bas, deux millions de livres sont enterrées ». Cette traduction a été reçue avec beaucoup de scepticisme, certains accusant les responsables de l’avoir inventée uniquement pour promouvoir les recherches dans l’Île-aux-Chênes. On ignore ce qui est advenus depuis de cette « tablette ». On raconte qu’elle aurait fini imbriquée dans les pierres du foyer de John Smith, l’un des trois découvreurs originaux du Puits de l’argent.

2. À l’époque l’île n’était pas reliée à la terre ferme. En 1965, une voie pavée de 200 mètres a été construite pour faciliter la circulation entre l’île et le continent.

 

 

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Christian Robert Page © Dossiers Mystère TOME 2, (Louise Courteau, Éditrice Inc. 2008), p.363-374
Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l'autorisation de l'auteur.

Véritable enquêteur du paranormal, Christian R. Page et l’équipe de Dossiers Mystère ont parcouru des milliers de kilomètres en quête d’histoires extraordinaires. Vous pouvez écouter sa chronique "Mythes et complots" avec Benoît Dutrizac, chaque semaine au 98,5 FM .

Références:

01. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), pp. 152-153
02. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 2
03. Claude Marcil et Françoise Paul, Oak Island, l’île au trésor (JCL éditions, 1989), p. 14
04. Collectif, Incredible Phenomena (Orbis Publishing Limited, 1984), p. 235
05- Claude Marcil et Françoise Paul, Oak Island, l’île au trésor (JCL éditions, 1989), p. 13
06. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 2
07. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 2
08. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 3
09. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 11
10. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 11
11. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 11
12. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 14
13. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 14-15
14. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 17
15. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 21-22
16. Claude Marcil et Françoise Paul, Oak Island, l’île au trésor (JCL éditions, 1989), pp. 59-60
17. Claude Marcil et Françoise Paul, Oak Island, l’île au trésor (JCL éditions, 1989), pp. 60-61
18. Claude Marcil et Françoise Paul, Oak Island, l’île au trésor (JCL éditions, 1989), pp. 63-65
19. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 63
20. Millie Evans et Eric Mullen, Oak Island (Four East Publication, 1984), p. 21
21. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 60
22. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), pp. 152-153
23. Claude Marcil et Françoise Paul, Oak Island, l’île au trésor (JCL éditions, 1989), p. 106
24. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 37
25. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 88
26. Collectif, Incredible Phenomena (Orbis Publishing Limited, 1984), pp. 244-245
27. Michael Bradley, Holy Grail Across the Atlantic (Hounslow Press, 1988)
28. William F. Mann, The Knights Templar in the New World (Destiny Books, 2004)
29. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), pp. 115-116
30. Collectif, Lost Treasure (Time-Life Books, 1991), p. 58
31. PC, Des Montréalais partent à la chasse au trésor d’Oak Island (La Presse, 17 février 1990)
32. D’Arcy O’Connor, The Secret Treasure of Oak Island (The Lyon Press, 2004), p. 175
33. Claude Marcil et Françoise Paul, Oak Island, l’île au trésor (JCL éditions, 1989), pp. 117-118

 

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